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lundi 26 septembre 2011

Sur la piste des animaux...



Quand on se balade en forêt, nous ne sommes jamais seul.


Les Animaux y vivent en harmonie avec la Nature et les Créatures féeriques.  

Bien qu'on ne les voit pas toujours, ils sont là, ils nous observent.   

J'aurais aimé vous rapporter des photos de ces animaux magnifiques qui peuplent la forêt 
dans laquelle je vis mais je n'en ai croisé aucun aujourd'hui. 
 Par contre, je vous ai rapporté des photos qui témoignent de leur présence.

Ici, un grand pic est passé comme en fait foi ces gros copeaux de bois au pied de l'arbre.


Là, c'est l'oeuvre toute fraîche d'un castor de taille moyenne.


Les Bernaches du Canada ont fait une pause ici.


Une tortue a pondu à cet endroit. 
N'eut été du trou qui a attiré mon attention, j'aurais probablement 
passé à côté sans même m'en apercevoir.


Si je me fie à la quantité de petites coquilles 
et à la taille de celles-ci, 
madame la Tortue devait avoir une taille assez imposante.


Un chevreuil a emprunté ce sentier un peu plus tôt.


Je sais également qu'un grand cervidé est passé non loin de là, un orignal sûrement. 
 Il a laissé une trace, plutôt un dépôt qui, selon mon avis, 
était relativement frais si j'en juge par la couleur. 
 Non, non, je ne vous mettrai pas de photo.

Pour changer l'image que vous pourriez peut-être avoir maintenant, 
je termine par une photo de ce lac magnifique 
près duquel madame la Tortue avait pondu ses oeufs.


Vous avez aimé ce reportage? Partagez-le!

samedi 9 octobre 2010

Pour mieux comprendre Aglaée

7e partie

Louise Goyette, une Fée généreuse qui aime trouver le pourquoi des choses, m’a fait parvenir un très intéressant message et comme j’y ai appris plein de choses alors, avec sa permission, je le partage avec vous.





Bonjour, j'ai vu l'histoire d'Aglaée et je voudrais te faire part de quelques notes que j'ai trouvées qui pourraient te faire comprendre (je l'espère) le comportement de ta belle oie et de son amoureuse (je crois fortement). Mais la dernière partie que j'ai mise est très importante pour toi. Si c'est une oie résidente, tu devras prendre des précautions pour ton lac... peut être?

Au début de la semaine, j’ai vu des outardes qui venaient de se faire tirer dessus. Elles étaient incapables de former leur fameux V. Elles ne faisaient que crier, ne sachant plus où donner de l’aile. Et je me suis beaucoup intéressée au comportement des bernaches en lisant pas mal. J'ai appris qu'il y a beaucoup de sortes.

L’histoire d’Aglaée m’a autant troublée et ça m’a fait faire quelques recherches supplémentaires. Tu as écrit qu'elle était très lourde, donc, une bernache résidente (tu verras plus loin ce que c'est). Lorsque les bernaches se sentent menacées, elles se cherchent un refuge où elles ne seront pas chassées. Les bébés restent une année avec les parents. Est-ce qu’Aglaée est un mâle et qu’il attendait sa compagne qui était perdue à cause d’un tir de chasseur? Les oies se reconnaissent par leurs cris. L’idée d’un petit qui ne sait voler pourrait être bonne, mais il manquerait un parent (ce qui serait triste) et ils naissent au printemps et sont prêts à voler à 6 semaines...

Donc, l’hypothèse du couple est plus plausible. Toutes les oies et canards qui restent ici à l’automne, séjournent durant 3 semaines environ.

J’ai déjà vu des oies blanches et des canards rester durant un hiver complet. Mais il faut s’assurer que les renards ne les choisiront pas comme plat de choix… Aussi, peut être leur fabriquer un coin pour qu’ils puissent se protéger durant les grands froids???



Voici ce qui pourrait t'intéresser beaucoup beaucoup.

De Plaisance en Outaouais
http://coo.ncf.ca/chroniques/bernaches.html

« La sous-espèce (race) résidente est de plus en plus commune ; la population nord-américaine dépasserait le million d’individus. Issue d’élevage et relâchée dans le nord-est des États-Unis dans les années 1930, elle migre peu et ne craint pas l’homme. Elle s’installe dans les parcs urbains, les golfs, les plages et autres endroits publics, où elle est parfois considérée comme nuisible (contamination par les fientes, danger près des aéroports) et soumise à un contrôle.

Que mangent-elles ?

Des aliments riches en énergie et en protéines : plantes et invertébrés aquatiques dans les marais, jeunes pousses de graminées (mil surtout) et de légumineuses, et restes de grains cultivés (maïs surtout) dans les champs.
Combien de temps passent-elles à s’alimenter ?
La journée d’une bernache se répartit approximativement comme suit : 40 % du temps consacré à l’alimentation, 30 % au repos et 30 % au toilettage (baignade, lissage des plumes).

Que signifie la position du cou ?

Cou à la verticale : guet, alerte (la bernache est farouche, on trouve toujours des " sentinelles ").
Cou replié, étiré ou étendu vers l’avant : conflit ou menace envers d’autres bernaches.
Tête baissée : soumission.

Quel est leur habitat de reproduction ?

Nos bernaches nichent au Nouveau-Québec, dans les régions marécageuses et les tourbières de la forêt boréale et de la toundra. Le nid est bâti sur le sol, près de l’eau et de préférence sur un îlot, dans une dépression tapissée de duvet et de divers matériaux végétaux.
Combien ont-elles de petits ?
Elles pondent environ 5 oeufs (4-6). La durée d’incubation est d’environ 4 semaines. La femelle couve et le mâle monte la garde. Les petits naissent en juin. Ils sont prêts à voler à l’âge de 2 mois.
Les couples sont-ils fidèles ?
Les bernaches sont matures à l’âge de 3 ans, parfois à 2 ans. Elles sont monogames et le couple est uni à vie. Si l’un des deux meurt, l’autre trouvera toutefois un nouveau partenaire. »

Les bernaches résidentes
de Michel Prénovost de l'Association du lac Stoke.

« Qui n’a pas aperçu des bernaches sur notre lac cet été? Ce sont des bernaches dites résidentes, car elles ne migrent pas plus haut au nord comme le font leurs soeurs.

Les populations d’oies et de bernaches sont en augmentation en Europe et en Amérique du Nord depuis les 40 dernières années. La Bernache du Canada résidente (Branta canadensis maxima) est déjà considérée comme surabondante dans plusieurs régions du nord-est des États-Unis et en Ontario, où elle cause des problèmes en salissant les parcs, les terrains de golf et les terrains résidentiels et entraîne des dommages dans les terres agricoles. Au Québec, ces bernaches résidentes commencent à s’implanter de plus en plus et deviennent par le fait même des sources de problèmes pour plusieurs riverains et riveraines de cours d’eau, comme pour nous au lac Stoke.

Dans certaines municipalités de l’Ontario, près du fleuve Saint-Laurent, de beaux parcs municipaux sont devenus tellement pollués par les déjections de ces volatiles qu’ils ont été désertés par la population. Si l’on étudie leur comportement, on constate qu’elles s’apprivoisent assez facilement.

Si on les nourrit, elles deviennent rapidement très envahissantes pour tout le voisinage. La première précaution à prendre est donc de ne pas leur donner de nourriture. On constate également qu’elles préfèrent les terrains où elles peuvent avoir facilement accès : pelouse donnant directement au lac, escalier où elles peuvent monter pour rejoindre cette pelouse. Comme elles n’aiment pas les terrains où il y a une barrière naturelle d’arbustes qui leur rend l’accès difficile, il s’agit d’implanter cette barrière d’arbustes et de construire, s’il y a lieu, une porte donnant accès à la plage.

Cette année, au Camp St. Pat’s, nos bernaches résidentes ont causé tout un problème aux dirigeants du camp en les obligeant à faire le nettoyage quotidien d’une quantité impressionnante de déjections afin de permettre aux jeunes campeurs et campeuses de circuler en toute sécurité. Une clôture ainsi qu’une porte ont été installées afin d’interdire l’accès à ces oiseaux.

En conclusion, même si les bernaches sont de beaux oiseaux et qu’elles font partie de la nature, même si elles ont le droit de vivre tout comme nous et de faire partie de notre habitat, il n’est peut-être pas nécessaire de favoriser la cohabitation en les nourrissant et en facilitant leur implantation. Les inconvénients qu’elles nous apportent, inconvénients qui augmenteront si l’on se fie aux prédictions, méritent que l’on porte une grande attention à ce problème de salubrité. »


Louise termine son message en laissant deux liens fort intéressants qu'il me fait plaisir de partager avec vous (désolée, je n'arrive pas à insérer des liens... faudra faire des copier/coller le temps que j'apprenne à le faire) :

http://www.ceaeq.gouv.qc.ca/ecotoxicologie/oiseaux/index.htm

http://www.ceaeq.gouv.qc.ca/ecotoxicologie/mammifere/index.htm

Profitez bien de cette magnifique journée !

mardi 5 octobre 2010

Souper sur l'herbe avec Aglaée

où l'histoire de la Bernache du lac - 4e partie

En revenant du travail, je me suis arrêtée au lac. J'avais hâte d'y être, j'avais même songé finir de travailler plus tôt. Quelle folie!

Elle y était.

J'avais apporté un coussin pour être plus confortable sur la roche.

-Je suis venue attendre tes amies avec toi, que je lui ai dit en m'assoyant.



Après s'être remise de sa surprise, elle a recommencé à manger le gazon... avec avidité. Elle m'avait l'air bien musclée vue sous cet angle.



De temps à autre, elle levait la tête et semblait surprise que j'y sois encore.



Même si on ne voit pas ses oreilles, ma Bernache a l'ouïe fine. Elle s'étire le cou dès qu'elle entends le moindre petit bruit inhabituel. Je ne comprenais pas pourquoi elle venait de le faire... je n'avais rien entendu. Je ne comprenais pas non plus pourquoi elle s'empressait soudainement d'aller à l'eau. C'était étrange car les seules autres fois où je l'avais vu avoir ce comportement, c'est qu'elle se sauvait car je m'étais trop approchée d'elle... mais là ce n'était pas le cas.



Devais-je craindre une présence? J'ai soudainement entendu un bruissement de feuilles dans la forêt derrière moi. Je n'osais pas me retourner. J'avais la trouille. Aglaée était déjà rendu quasiment au milieu du lac. Finalement, j'ai pris mon courage d'une main, j'ai glissé l'autre dans mon sac et j'ai agrippé... mon appareil photo.

Je n'ai rien vu. Après un moment, Aglaée est sortie du lac et s'est remise à manger le gazon.

Deux corneilles sont passées en poussant de gros cris. Elle s'est aussitôt laissée tomber au sol d'un coup, sans émettre un son. Comme si c'était une technique de camouflage. C'est la première fois que j'observais ce comportement.



Assise à l'observer dans ce silence, mes pensées se livraient bataille.
- Tu en as du temps à perdre, disait une voix du passé
- C'est une expérience unique, argumentait celle du présent

Plus tard, alors qu'Aglaée était retournée pour une baignade, j'ai entendu, très haut dans le ciel, un petit voilier d'outardes. Excitée, je l'ai regardée, elle regardait ailleurs, elle ne m'a même pas semblé réagir. Ça ne doit pas être encore le bon moment.

- Comment vas-tu Aglaée? que je lui ai demandé, inquiète.

Pas de réponse; Elle avait replié son cou sur son dos et fermé les paupières.



À demain Aglaée... ou peut-être pas.

lundi 4 octobre 2010

J'ai soupé avec Aglaée



Je suis passée au lac après le travail, Aglaée était toujours là, seule. Elle faisait sa toilette.



- Ça te dis que je vienne souper avec toi ? Je suis seule aussi ce soir. Je vais me faire un sandwich et je reviens.

Elle semblait surprise par ma proposition.



Quand je suis revenue, elle est sortie lentement de l'eau.



- Pourquoi t'es ici toute seule ? Tu ne sembles pas avoir mal à une patte... ce sont tes ailes qui ont un problème ?

Comme pour me rassurer, voilà ce qu'elle a aussitôt fait.



Elle m'a suivi des yeux pendant que j'allais m'installer sur une roche pour prendre mon repas.



Bon appétit! qu'elle a gloussé avant de se mettre à table.





Il était à peine six heures quand elle s'est couché, me signifiant, par la même occasion, qu'il était temps pour moi de rentrer.

J'ai compris le sens de l'expression "Se coucher à l'heure des poules".



Ce matin, elle était toujours fidèle au poste. J'y retourne après le travail. J'aimerais bien la voir s'envoler avec ses comparses.

Des nouvelles de la Bernache...

...que nous avons baptisée Aglaée.

Je suis retournée au Lac hier soir, elle y était toujours.



C'est tellement étrange qu'elle reste là, seule. Elle semble marcher normalement, ses ailes aussi me semblent normales... je ne les ai pas vues se déployer mais elle les a légèrement soulevées quand elle a sursauté parce que j'ai éternué alors que j'étais près d'elle.

Je me suis assise sur une roche et je l'ai regardé manger de l'herbe pas loin de moi. On dirait qu'elle mange le gazon de façon compulsive... le type de compulsion qui arrive lorsqu'on fait un régime draconien depuis des jours et qu'un gâteau ou un sac de chips nous atterri soudainement dans les mains.

Aglaée est futée... si je m'approche trop, elle avance doucement vers le lac et si je continue, elle va à l'eau - pas question que je la suive là à cette température! Quand elle voit que me m'éloigne suffisamment elle sort de nouveau.

Ce matin j'étais inquiète car la nuit dans mon bois, il y'a des coyotes et dans mon coins il y a aussi des p'tits gars de tout âge avec des carabines.

Je suis retournée au lac avant d'aller au boulot. Elle y était toujours. Elle était couchée. En m'entendant arriver, elle a dressé le cou (j'ai remarqué qu'elle faisait ainsi chaque fois qu'il y avait un son inhabituel), elle m'a regardé, a reconnu moi ou mon appareil photo, je sais pas, puis a recommencé à manger compulsivement l'herbe autour d'elle.



J'ai continué à m'approcher car je voulais savoir si elle pouvait se lever ou pas. Elle s'est levée sans difficulté dès que j'ai franchi le 10 pieds de distance qu'elle m'avait signifié être la limite la veille.

J'ai eu envie de lui apporter des grains de maïs et de blé au cas où elle manquerait de force pour s'envoler mais j'ai eu peur justement que la nourrir l'empêche justement de partir.



J'y retourne après le travail... j'aimerais bien la revoir mais j'aimerais encore mieux qu'elle se soit envolée.

samedi 2 octobre 2010

Une surprenante rencontre

Une armée de petits virus du rhume avait profité d'un moment de grande fatigue pour m'envahir... j'ai passé l'avant-midi au lit... à boire des infusions, manger de la soupe peu consistante et faire pitié.

En fin d'après-midi, je trouvais que j'avais assez fait pitié, j'ai accepté l'invitation de la Fée du Lac d'aller marcher dehors. Un peu d'air frais ne pouvait me faire que du bien et revigorer mes anticorps.

J'apporte mon appareil photo histoire de capturer les images des dernières couleurs d'automne car dans peu de temps les arbres seront dénudés.

On marche jusqu'à la plage et là... surprise !



Une oie sauvage, une bernache du Canada... seule, sans amis.

- T'en as déjà vu une de si près ?
- Jamais et toi ?
- Jamais non plus... on s'approche ?



Et là, si quelqu'un avait filmé la scène, ça aurait été très rigolo, digne de Youtube sûrement. Quand l'oie penchait la tête pour manger de l'herbe, on faisait un ou deux pas en avant; dès qu'elle relevait la tête, on s'immobilisait, pile dans la position où on se trouvait, comme des statues et quand en plus elle s'étirait le cou ben là on arrêtait carrément de respirer.

De petit pas en petit pas, on s'est approché.



- Tu crois que ça attaque une Bernache ?
- Je sais pas
- Moi non plus... mais j'y pense... l'Amie fermière nous avait raconté que ses oies domestiques étaient aussi gardiennes que des pitbulls... j'imagine que c'est la même chose pour les oies sauvages...
- Je vais m'approcher plus près, dit la Fée du Lac
- Et si elle t'attaque... je fais quoi ? Je vais à ton secours ou bien je prends des photos ?
- Quelle question ! Évidemment que tu prends des photos !
- Évidemment...



- Comment ça se fait que tu es seule ? Es-tu blessée ? Es-tu malade ? qu'on lui demandait en s'approchant. Elle nous a laissé avancer jusqu'à environ une dizaine de pieds (moins de trois mètres) puis nous a signifié par un gloussement que nous étions assez près. Nous avons respecté le signal.

Je suis revenue à la maison l'âme réjouie de ce moment privilégié.