mercredi 15 février 2012

La Moniale est sortie du cadre (toile 4)

Cette toile est la quatrième de la série.

D'une toile à une autre, je m'amuse et j'apprends. J'apprends surtout que je connais très peu de choses.  

Après la première toile, celle de la Fée Nature, j'ai réalisé que je n'avais jamais vraiment observé les yeux.  Le regard oui, mais pas les yeux.  J'ai donc commencé à regarder autrement.  J'observe maintenant les yeux des gens dans les magazines, à la télévision, même ceux de mes amis-amies.  J'essais de percevoir le petit détail qui fait la différence entre les différentes expressions.



À la deuxième toile, la Sauvageonne, j'ai appris quelques notions sur les proportions à respecter pour placer les yeux, le nez, la bouche, ...   L'Être humain étant complexe, ces proportions ne sont qu'une  base, personne n'est totalement symétrique, et le moindre petit changement apporte une différence significative.  C'est ce qui fait que chacun est unique.  Il y a encore là tout un monde à explorer.


À la troisième toile, l'Impératrice, j'ai appris qu'utiliser un crayon inadéquat pour tracer ces lignes, laisse des traces que la peinture a de la difficulté à couvrir.  J'ai aussi dessiné la première bouche;  pour les deux toiles précédentes, j'avais simplement mis beaucoup de rouge à lèvre et j'avais embrassé la toile en priant pour que ça marche.

Cette quatrième toile, la Moniale, était aussi pleine d'apprentissages.  J'ai collé un peu moins de choses et j'ai commencé à explorer les textures et les ombres.  J'ai tout de même réutilisé  le chemin de table et le petit bout de rideau de taffetas que j'avais utilisé hier pour l'Impératrice.   Pas de gaspillage.   Vous pouvez les repérer?




Il existe un genre de fil conducteur reliant ces différentes toiles. 
Outre le fait de m'amuser et d'apprendre... j'ai une petite idée derrière la tête.   
C'est une histoire à suivre.  

lundi 13 février 2012

Feu chemin de table (Toile 3)

mais aujourd'hui, le chemin de table fleuri 
a connu un tout autre sort.


Une Impératrice l'a réquisitionné pour s'en faire une coiffure.
  




dimanche 12 février 2012

J'ai peint une deuxième toile (Toile 2)

La première étant ici, si vous ne l'avez manquée.

Ce n'était pas au programme.  J'étais heureuse de celle que j'avais fait la veille.  J'aurais pu terminer l'expérience à ce moment mais Mogli, la Sauvageonne voyait les choses autrement.  Elle voulait sortir au grand jour.

Tout était en place, dans ma tête.  Je n'y avais pas vraiment réfléchi, les détails s'étaient imposés d'eux-même.  Je la voyais... clairement.  Je voyais son environnement, ses cheveux, ses vêtements, ses bijoux.  Il ne me restait plus qu'à tout assembler.

J'avais à portée de main tout ce qui était nécessaire pour le faire.  Je crois que tout ce dont on a besoin se trouve à proximité et l'expérience m'a maintes fois prouvée que j'avais raison.

Bon, j'ai maintenant un chandail léopard un peu plus court et la Fée du Lac a perdu le collet de simili-fourrure de son chandail vert, mais c'est un détail.  Le collet n'était pas vraiment prévu.  J'avais plutôt repéré, dans un boîte de cossins-jolis-mais-dont-je-ne-sais-que-faire,  un petit écureuil dont la queue touffue aurait été très élégante jetée sur l'épaule de la Sauvageonne.  J'étais prête à lui couper la queue d'un coup de ciseau, mais j'ai hésité.  Je l'ai mis de côté pour y réfléchir.  Douze fois, j'ai changé d'idée.  Il est tellement tout mignon.


N'ayant pas envie que je coupe la queue de l'écureuil, la Fée du Lac m'a généreusement proposé son collet.  J'ai finalement décidé de laisser la queue sauve au petit écureuil et j'ai utilisé le collet du chandail vert.  Elle dit que, de toute façon, son chandail est plus joli sans.

Je suis allée cueillir quelques plantes séchées qui dépassaient des bancs de neige.  J'ai emprunté quelques plumes au capteur de rêve qui est dans la chambre et j'ai confectionné des bijoux à partir de cuir, de bois et de coquillages récupérés ici et là.

J'ai aussi allégé ma jolie perruque noire.  Pas beaucoup, juste assez.  Un petit coups de ciseaux par ci, un autre par là.  C'est à peine si ça paraît.

Une fois les éléments tout assemblés, j'ai seulement eu à tout mettre place et voici le résultat.

N'oubliez pas que vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand.








Vous entendez?  On dirait bien qu'une nouvelle toile m'appelle.
J'y vais.




samedi 11 février 2012

Une activité zen (Toile 1)

Hier soir, j'avais vraiment besoin de mettre la "switch à off", de ne plus penser.

J'ai donc décidé de peindre une toile.



Tu peins? pensez-vous peut-être.
Pas vraiment.

Je l'ai fait dans un but thérapeutique.  C'était même pas pour accrocher au mur.  C'était plutôt un genre d'exercice méditatif.

Je me suis donc installée dans mon nouvel atelier.

Après quelques coups de pinceau, j'en ai eu assez d'enlever les mottons qui étaient dans mes vieux pots de peinture.  J'ai donc décidé de compléter ma toile avec un collage.  Ce sera un médium mixte, comme on dit.

Une nouvelle idée, puis une autre, puis encore une autre se sont pointées.  J'ai collé des choses sur la toile, j'ai aussi fait des petits trous tout en me disant que ça ne se fait pas de faire de petits trous dans une toile.

Je dois dire que le résultat commençait à me plaire.

J'ai ensuite collé de la soie d'asclépiade.  C'était d'un chic!  C'était aussi assez salaud.  Les soies cherchaient à s'envoler, elles collaient aux doigts, sur le pinceau,... partout sauf sur la toile.  Avec persévérance, j'ai tout de même fini par y arriver.

J'ai découpé quelques mèches dans une vieille perruque d'Halloween, attaché les cheveux avec des attaches de sacs à poubelle, je les ai fixé à la toile avec de petites broches.  

J'ai ajouté un collier que j'aime beaucoup, mais que je ne porte jamais.  J'ai aussi installé une jolie broche florale pour cacher les attaches à sacs de poubelle qui retenaient les cheveux.

J'ai poussé l'audace jusqu'à y ajouter un peu de vrai maquillage.

Voilà ce qui résume bien ma "démarche artistique", je crois.

J'ai mis 7 heures à ne penser qu'à ça.  J'ai tout oublié, même de souper.  Ça m'a fait un bien fou!  Pas de ne pas souper, mais de ne pas penser.

Le résultat m'a étonnée. Même si ce n'était pas le but de l'opération, j'aime bien l'oeuvre finale.  On dirait presque un auto-portrait.

En beaucoup plus jeune...
En beaucoup plus mince...
En beaucoup plus ferme...
En beaucoup plus frisée...
Bien sûr la couleur des yeux et des cheveux est différente aussi,
Bien sûr je n'ai pas d'ailes roses en soie,
mais hormis tous ces petits détails,
c'est un auto-portrait féerique assez conforme, je dirais.

N'oubliez pas que vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand.





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jeudi 9 février 2012

Dans la mare aux canards


Ayant eu vent que j'avais récemment écrit un billet sur Dame Colvert
Sieur Colvert s'est aujourd'hui précipité vers moi.  


Et moi?  Et moi? cancana-t-il, as-tu vu mes jolies plumes vertes irisées?


Alors pour rendre hommage à ce magnifique canard, 
j'ai aussi fait quelques photos de lui.







Un petit plongeon pour aller chercher un peu de nourriture.


Difficilement reconnaissable vu sous cet angle.


Où est-ce que tu es passé? semble se demander Dame Colvert.


Une petite balade en amoureux.



Pendant que je photographiais Sieur Colvert et sa Dame...


J'ai remercié les canards de m'avoir permis de faire de jolies photos à partager
et je suis rentrée à la maison car il faisait... un froid de canard.