Cette toile est la quatrième de la série.
D'une toile à une autre, je m'amuse et j'apprends. J'apprends surtout que je connais très peu de choses.
Après la première toile, celle de la Fée Nature, j'ai réalisé que je n'avais jamais vraiment observé les yeux. Le regard oui, mais pas les yeux. J'ai donc commencé à regarder autrement. J'observe maintenant les yeux des gens dans les magazines, à la télévision, même ceux de mes amis-amies. J'essais de percevoir le petit détail qui fait la différence entre les différentes expressions.
À la deuxième toile, la Sauvageonne, j'ai appris quelques notions sur les proportions à respecter pour placer les yeux, le nez, la bouche, ... L'Être humain étant complexe, ces proportions ne sont qu'une base, personne n'est totalement symétrique, et le moindre petit changement apporte une différence significative. C'est ce qui fait que chacun est unique. Il y a encore là tout un monde à explorer.
À la troisième toile, l'Impératrice, j'ai appris qu'utiliser un crayon inadéquat pour tracer ces lignes, laisse des traces que la peinture a de la difficulté à couvrir. J'ai aussi dessiné la première bouche; pour les deux toiles précédentes, j'avais simplement mis beaucoup de rouge à lèvre et j'avais embrassé la toile en priant pour que ça marche.
Cette quatrième toile, la Moniale, était aussi pleine d'apprentissages. J'ai collé un peu moins de choses et j'ai commencé à explorer les textures et les ombres. J'ai tout de même réutilisé le chemin de table et le petit bout de rideau de taffetas que j'avais utilisé hier pour l'Impératrice. Pas de gaspillage. Vous pouvez les repérer?
Il existe un genre de fil conducteur reliant ces différentes toiles.
Outre le fait de m'amuser et d'apprendre... j'ai une petite idée derrière la tête.
C'est une histoire à suivre.













































