jeudi 9 août 2012

Le Centre éducatif touristique des Laurentides - 2ième partie: Les plantes carnivores


Un panneau situé à l'entrée de ce sentier donnait quelques informations sur la Sarracénie pourpre, une plante carnivore de notre flore.  Je n'étais tout de même pas certaine d'en voir.  Après tout, il y avait aussi des panneaux sur les orignaux, les castors, les urubus à tête rouge et rien ne garantissait leur présence au moment où la Fée du Lac et moi passerions par là.

Quelle ne fut pas notre surprise d'en découvrir une petite talle au loin!
C'était la première fois que j'en voyais!
J'ai zoomé au max, en essayant de contenir mes tremblements d'excitation, 
pour faire ces deux prochaines photos!  


Je m'empressais comme si elles allaient se sauver.


Toutes heureuses, nous avons poursuivi notre chemin
sur les passerelles traversant les marais.



Surprise!  
Plus près de nous cette fois,  d'autres Sarracénies!
Des rouges, des vertes...


des pourpres aussi.



Partout où l'on regardait, on en voyait des tribus.
Comme si elles apparaissaient soudainement.


Ces jolies couleurs et les glandes nectarifères attirent les insectes; 
ceux qui osent s'y aventurer se retrouvent rapidement pris aux pièges
et ensuite digérés par cette plante carnivore.  


Vous voyez la partie supérieure?  
Elle forme un genre d'entonnoir 
qui dirige plus facilement l'eau de pluie
vers la partie inférieure, le réservoir.


La plante semble connaitre la position idéale 
pour conserver dans son urne l'eau de pluie collectée.


En y regardant de plus près,
on peut apercevoir de petits poils fins
tous alignés vers le bas.
Ça permet, non seulement à l'eau de pluie,
mais également aux insectes d'y glisser
plus facilement.

Difficile de remonter à contre-poils pour un insecte
qui se serait aventuré à aller se désaltérer
à cette coupe.  L'insecte s'épuise et finit par mourir noyé.


Encore quelques photos, 
juste pour le plaisir
car ces couleurs me fascinent.

On dirait que des arbres sont dessinés
dans la partie supérieure.




Une petite grenouille semble attendre les heureux insectes
qui auraient réussi à se libérer de l'emprise de la plante.
Difficile de survivre dans la jungle.


Les Sarracénies poussent à des endroits inusités,
même dans un vieux tronc d'arbre.


Des fleurs!  Des fleurs!
s'est écrié la Fée du Lac toute excitée.
Des fleurs !
répétait-elle en les pointant du doigt.


Je voyais bien des fleurs là bas au loin, mais je n'arrivais pas à saisir 
pourquoi son enthousiasme avait une telle ampleur.
Ce sont ses fleurs! disait-elle en sautant de joie.

Et là, j'ai vu pourquoi elle était si excitée;
c'était les fleurs de la Sarracénie!
À mon tour de sauter partout!

J'ignorais même qu'elle faisait des fleurs, tu le savais?
- Pas du tout!  J'étais déjà heureuse de voir la plante, mais là, t'imagines?  
C'est la cerise sur le gâteau!
  

Et c'était reparti pour une autre série de photos!


Couchée à plat ventre sur la passerelle,
la moitié du corps au dessus du marais,
l'appareil à bout de bras,
dur dur d'être photographe.






Chaque fleur semblait différente et
plus belle que la précédente.



Voilà ce qui termine cette deuxième partie.
Ne manquez pas demain la dernière partie "La magie des lieux".

Cliquez sur une photo et voyez-les toutes en gros plan!


N'hésitez pas à partager ce lien pour faire connaître
cette magnifique plante de notre flore québécoise.


8 commentaires:

  1. Ils en parlent justement à Découverte de cette plante et explique en détail le phénomène, mais tu es chanceuse d'en avoir vu de tes propres yeux !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Suzanne ! Je vais essayer de trouver ce reportage. :)

      Supprimer
  2. Bonjour Fée des Bois,

    Quel beau voyage tu nous permets de faire avec tes magnifiques photos je dirais - pour certaines - envoûtantes !

    Merci de nous faire découvrir ces beaux endroits, la Fée du Lac et toi .

    Bonne fin de semaine,

    Marjo

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup Marjo! C'est toujours un bonheur de découvrir de nouvelles choses et de les partager.

      Supprimer
  3. J'ai découvert la sarracénie il y a des années, au bord d'un marais protégée, en altitude. J'avais été fascinée par le faisceau des veines de ces entonnoirs meurtriers et par la fleur, presque renoncule, joufflue. Ce billet vient me remémorer ce lieu et je vais programmer un retour pour voir si la protection du biotope a bien fonctionné. Merci, tes photos sont superbes!

    RépondreSupprimer
  4. Jolie et fascinante cette plante carnivore! Je n'en ai jamais vu dans la nature ! Merci de nous la présenter de manière si intéressante!

    RépondreSupprimer
  5. Je visionnais la coupe , les poils et ce dessin imaginatif d'un arbre dessiné dans la coupe. Si j'étais un moustique, je sauterais la dessus, ça ressemble à une veine et ses embranchements :)

    Pierre Art.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Effectivement! Elles sont vraiment stratégiques !

      Supprimer