dimanche 30 mars 2014

Cerfs de Virginie et Dindons sauvages

On roulait doucement sur un chemin cahoteux...

- Stop!  Regarde là-haut! Il y a un chevreuil!

Il était vraiment mignon.  
Nous sommes restées un moment 
à nous observer mutuellement.


Un deuxième est soudainement apparu.
En fait, il était déjà là, 
mais ce n'est que parce qu'il a bougé 
que nous l'avons aperçu.  
Leur pelage se confond dans le bois.


Il s'est approché d'un autre qui était couché plus loin,
il a frotté son museau et sa tête sur lui
et il est reparti.

Essayait-il d'attirer notre attention?
L'autre Cerf restait immobile.  
Était-ce une femelle qui était en train de mettre bas?
Était-ce un Cerf blessé? Coincé?
Était-il en détresse?  
Comment pouvait-on le savoir?  Comment l'aider?

Nous somme restées à observer les signes.  

La neige était trop épaisse pour qu'on s'y rende
sans raquette et de plus, 
un ruisseau nous séparait de lui.

Alors qu'on se tentait de trouver des réponses,
qu'on élaborait des hypothèses, des scénarios,
la bête s'est levée, nous a regardé
et a pris le bord du bois.

Finalement, on l'avait simplement dérangée
durant un moment de repos.

Désolée pour le dérangement !


Nous avons donc repris la route.

Quelques kilomètres plus loin,
une magnifique surprise nous attendait.


Un troupeau de Cerfs de Virginie cohabitant
avec des dindons sauvages!


J'ai avancé vers eux très lentement, avec beaucoup de prudence.
Dès que les dindons m'ont signifié que j'étais assez près, 
je me suis arrêtée.


Bien emmitouflés dans leur plumage,
certains se reposaient.



C'était la première fois que je réalisais 
qu'ils avaient d'aussi belles couleurs
Orange, bleu, vert, mauve, rose,...

Leur plumage est absolument magnifique!

(Cliquez sur l'image pour en voir tous les détails)

C'était aussi la première fois 
que j'observais leur "barbe",
cette étrange touffe de poil,
sortie de nulle part,
qui pend de leur poitrine.

On dirait du crin de cheval au milieu du plumage.

Remontez pour regarder de nouveau 
les photos précédentes,
on la voit bien sur chacune d'elle.


« Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette ;
Le premier qui rira aura une tapette ! »

En terminant, j'ajoute un lien 
vers la description absolument sublime 
qu'en a fait Jean-Henri Fabre 
Merci Marie-Pierre pour cette belle découverte!


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dimanche 9 mars 2014

Aventure en raquettes

Depuis que je travaille à plein temps, les aventures dans les bois sont moins fréquentes, c'est pourquoi mon blog est plus silencieux, mais aujourd'hui, c'était congé et la journée était juste trop belle pour rester à la maison.  La Fée du Lac et moi sommes donc parties en auto, sans destination précise, simplement pour profiter de la journée et qui sait, peut-être voir d'extraordinaires choses à photographier.  


- Stop! crie soudainement la Fée du Lac.

Je regarde dans le rétroviseur, pas d'auto en arrière, j'immobilise donc l'auto.

- Il y a quelque chose dans l'arbre là-bas!

Je voyais effectivement une masse noire, mais c'était beaucoup trop loin pour qu'on puisse l'identifier.

- C'est géant!  Faut aller voir ce que c'est ! Tu as des raquettes dans ton auto? a ajouté la Fée du Lac toute excitée.

Effectivement, j'avais des raquettes dans le coffre de l'auto, mais il fallait d'abord trouver un endroit sécuritaire pour se garer.  


Nous avons trouvé.  Ne restait plus qu'à marcher vingtaine de minutes pour retourner à l'endroit  on avait vu la bête.  

Nous avons marché, mis nos raquettes et marché de nouveau.


- C'est un oiseau, ai-je annoncé à la Fée du Lac après avoir zoomé au maximum de mon appareil photo.

- C'est peut-être un Grand Duc?  Un Aigle? Une Chouette géante? supposait la Fée du Lac en avançant.  

Moi j'étais simplement heureuse que cette bête ait des plumes et non du poil.  

On marchait, et on marchait encore.  On ne pouvait s'y rendre en ligne droite, on devait contourner des marécages avant d'arriver.  On avançait en fixant l'oiseau.

- Et si c'était un oiseau rare?  C'est vraiment gros!  J'espère qu'il ne s'envolera pas avant qu'on arrive! disait la Fée du Lac toute excitée.


Au milieu de ces champs et de ces bois inconnus, le vent a transporté jusqu'à moi, à trois ou quatre reprises des effluves musquées.  Rien de rassurant pour la peureuse professionnelle que je suis.

- Est-ce que ça pourrait être un dindon sauvage? ai-je demandé à la Fée du Lac. J'avais l'impression de reconnaître le plumage.


On devait s'approcher encore plus près... heureusement, le vent était dans la bonne direction, on marchaient à raquettes feutrées, tout doucement en silence.


N'eut été du craquement des raquettes dans la neige et du manteau rouge flamboyant dans cette neige immaculée, on aurait presque passé inaperçu.   


C'était effectivement un dindon sauvage.


Malheureusement, la bête nous a repérées assez rapidement.  Peu importe que le vent soufflait dans la bonne direction, ces bêtes n'ont pas l'odorat très développé.  L’ouïe et la vue par contre le sont.  Pas surprenant qu'il nous ait vu de loin.

Nous étions encore à 200 pieds (60 mètres) quand il s'est envolé. J'ignorais que les dindons sauvages volaient si aisément, je les croyais plutôt maladroits. J'avais tort.


J'aurais aimé le photographier en vol, mais tout s'est passé trop vite. 

Nous sommes reparties, dans une autre direction et nous avons réalisé que l'endroit était fréquenté par de nombreux animaux.  Partout des pistes traversaient les champs et les marais.


En voyant ces pistes, j'ai, un très court instant, pensé qu'un dindon géant était passé par là, un dindon avec un empattement grand comme ça, jusqu'à ce que je réalise qu'en fait, ils étaient deux. J'ignorais que les dindons marchaient en ligne droite.


Les dindons savent également faire de jolis anges dans la neige.
Voyez!


C'était pas un Aigle, c'était ni un Grand Duc, ni une Chouette géante...on n'a pas pu s'approcher du dindon autant que j'aurais aimé pour faire de jolies photos, mais c'était une superbe journée, une randonnée en raquettes fort agréable sous le soleil et une aventure avec suspense qui fait du bien. 





samedi 25 janvier 2014

Escapade de quelques heures en Équateur

Pendant quelques heures cet après-midi, j'ai quitté la froidure de l'hiver pour plonger, avec la Fée du Lac, au coeur d'une luxuriante et ô combien réconfortante végétation.


Tout a commencé par un coup de fil.
- Si ça vous tente de venir goûter, les naranjilla sont à point! 
- Les naran ? Les quoi ?
- Les fruits que tu avais photographiés chez moi l'automne dernier, a précisé notre amie France, je vous avais dit que je vous inviterais à venir y goûter quand ils seraient prêts... ben c'est le moment! ajoute-t-elle en riant.

Voici la photo que j'avais prise.  
C'est une Morelle de Quito Solanum quitoense originaire d'Amérique du Sud.
Les feuilles violacées sont recouvertes de duvet et... de piquants.
Gare à celui ou celle qui oserait s'y frotter!


Nous avons aussitôt pris la route.


Nous sommes passées devant les cabanes à pêche.


Nous sommes arrivées chez France et André
de L'Oeuf du Dragon.

Quel bonheur de les revoir !
Quel bonheur d'entrer dans la serre!

Le plant avait drôlement grandit.  


Les fruits s'était parés d'une belle couleur orange.


Les semences des fruits très très mûrs
serviront à partir d'autres plants.


D'autres, juste à point sont cueillis pour la dégustation!



Une fois lavé, le fruit se départit de son duvet pour devenir bien lisse.


Le fruit goûte le soleil, les vacances, la Vie!


C'était délicieux!


Mon indice de bonheur était au top dans cette serre.

Partout flottaient des odeurs de tomates, de menthe, de basilic, ...
des odeurs de printemps, d'été, des odeurs de Vie!


Dehors, les flocons jaloux frappaient
sur les parois de la serre pour entrer.
Pas question de leur ouvrir la porte.



Mes yeux, mon corps, mon âme se réjouissaient 
de tant de couleurs!



Une photo, une petite croquée de menthe, une photo, un brin de thym, une photo, un fruit.  Mes papilles étaient en extase!  



De succulentes figues en devenir.


D'aussi étranges que délicieuses fraises blanches.
Un mélange de goût de fraise et de kiwi.
Une autre belle découverte pour moi.


Le citronnier tout heureux dans cet environnement.


J'aurais bien fait, comme le chat, un petit roupillon
au milieu de ce jardin.


Après un bel après-midi en si bonne compagnie,
nous avons retraversé l'hiver pour revenir à la maison.


Quelle belle escapade!









mardi 14 janvier 2014

Tout à commencé par un cauchemar...

J'ai rêvé que j'ouvrais un boîte de pois chiches, que je les rinçais puis que je les faisais rôtir.  Bon, vous ne voyez peut-être pas encore la justification du terme "cauchemar" puisque à première vue,ça ressemblerait plus à un rêve plutôt banal.  En général, les cauchemars font peur, je suis bien d'accord avec vous.

  
Par contre, un cauchemar peut également susciter du désespoir et c'est pile le sentiment que j'ai ressenti cette nuit. 

Je rêvais donc que j'ouvrais une boîte de pois chiches, je les rinçais, je les faisais rôtir et je me réveillais.  Je me rendormais aussitôt pour ouvrir une boîte de pois chiches, pour les rincer et les faire rôtir avant de me réveiller de nouveau.  Je me rendormais pour la xième fois et me réveillais après avoir fait exactement la même chose que les x dernières fois.  J'étais désespérée!

J'ai bien essayé de changer de rêve.  J'ai tenté la relaxation... mes jambes sont lourdes, de plus en plus lourdes, j'ouvre une boîte de pois chiches, ... J'ai tenté de compter les moutons... un mouton, deux moutons, trois moutons, j'ouvre une boîte de pois chiches,...  J'ai essayé de visualiser de beaux jardins... des pivoines, des roses trémières, des cosmos, encore des pois chiches!!!  



Rien n'a faire, j'étais engluée dans ce rêve sans arriver à en sortir et ce, durant la nuit entière.  Vous comprenez maintenant mon désespoir et l'usage justifié du nom "cauchemar"?

Aux grands maux, les grands moyens, aujourd'hui, j'ai décidé de conjurer le sort et je suis allée acheter une boîte de pois chiches!

Faire griller des pois chiches... a-t-on déjà vu ça?  Tiens, Google m'apprend que oui. Que ça se fait au four, que c'est nourrissant et délicieux.  Vous trouverez une de ces recettes juste ici.

Conjurons, conjurons allègrement ce sort ai-je chantonné en rinçant ces pois chiches, en leur ajoutant un filet d'huile d'olive avant de leur servir une généreuse portion de cari comme l'indiquait la recette.  On attribue toutes sortes de propriétés médicinales au cari, un beau bonus!


Maintenant est-ce bon? vous demandez-vous peut-être si vous n'avez jamais fait l'expérience des pois chiches grillés.  C'était délicieux!  Il manquait peut-être une petite minute de cuisson car elles n'étaient pas toutes craquantes, mais celles qui l'étaient goûtaient le ciel!  


Maintenant, j'en vois partout, en collation, dans mes salades...
partout sauf... dans mes rêves... j'espère. 

La suite...

Si vous vous demandez si j'ai mieux dormi la nuit suivante...
pas plus, mais un peu mieux.

Manger des pois chiches au cari avant d'aller se coucher n'est pas l'idée du siècle.  Ça donne beaucoup trop d'énergie.  J'ai aussi beaucoup rêvé; je photographiais des gens heureux, des chevaux courant dans la neige, des paysages époustouflants et même si, de temps à autre, un tout petit pois rôti venait s’immiscer dans le coin d'une photo c'étaient de fort jolis rêves.