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dimanche 26 avril 2015

Graine qui pousse n'amasse pas mousse

Certaines semences commençaient à avoir de l'âge, plusieurs années même, alors pour m'assurer d'en avoir au moins quelques plants, j'ai semé plus de graines, au cas où.  Surprise!  Elles ont toutes germé.

J'aurais pourtant dû m'en douter car les semences que j'avais étaient soit celles que j'avais moi-même récoltées avec beaucoup de soin, soit des semences ancestrales qui avaient traversé le temps, comme celles de la tomate "Mémé de Beauce".  

On raconte que c'est un menuisier qui, en rénovant une vieille maison abandonnée à St-Joseph de Beauce, avait découvert les semences.  Selon les dires des voisins, aucun jardin n'avait été cultivé à cet endroit depuis au moins 60 ans.  Des 200 graines trouvées, seulement 3 auraient germé.  Cette tomate géante, qui peut facilement atteindre 2 livres (quasiment un kilo), qu'on ne pouvait identifier fut nommée "Mémé de Beauce".   

En conclusion, toutes les graines semées ont germé.  Presque à l'unisson, les petites graines se sont étiré la tige et ont déployé en coeur leurs cotylédons (les premières feuilles qui ne sont pas les vraies feuilles).


Certaines, tellement pressées de s'épanouir, n'avaient même pas pris le temps de laisser tomber leur coquille avant de se déployer.


Les vraies feuilles ont ensuite fait leur apparition.


Tout ce petit monde commençait vraiment à être à l'étroit.  Il fallait maintenant repiquer avant que les petites racines s'entremêlent et que le terreau s'épuise.


C'est aujourd'hui que le repiquage avait lieu. J'ai d'abord humecté le terreau avec de l'eau tiède comme une pluie chaude d'été.  Parce que c'est plus agréable pour mes doigts et j'imagine pour les petites plantules aussi.


Les petits plants attendaient fébrilement sur la table de cuisine.



Les petites pousses étaient bien vigoureuses.


Elles avaient développé un beau système racinaire.



Une à une, je les ai installées dans leur nouvel habitat.


Au repiquage, j'essaie de planter le plus profondément possible.  Ainsi, les petits poils qui recouvrent la tige se transforment en racines une fois dans le sol.  



Il y aura donc plus de racines pour nourrir le plant 
et ce sera plus stable pour résister au vent une fois au jardin.


Avec le repiquage vient l'indispensable identification car même si aujourd'hui je suis absolument sûre et certaine de me souvenir de qui est qui, l'expérience m'a maintes fois démontré que demain ce sera une autre histoire.  Tous les petits bouts de plastique disponibles sont mis à contribution.


Vous avez bien lu, ce n'est pas une pièce d'auto que je veux identifier, mais il y a tout de même un lien.  En fait, cette variété de tomate a été créée par un garagiste qui possédait un petit atelier de réparation au pied d'une montagne dont la côte abrupte faisait surchauffer les radiateurs des camions qui l'empruntait.  D'où le nom Charlie Radiator.  Charlie faisait de bonnes affaires jusqu'à la grande dépression de 1929 et là, il a dû trouver d'autres revenus pour se maintenir à flots.  Il a croisé les 4 meilleures variétés de tomates à sa disposition et après 6 ans de pollinisation il a enfin réussi à stabiliser la variété. Il a ensuite vendu les plants issus de ce croisement 1$ chacun.  La tomate était tellement populaire que la vente a permis à Charlie de payer son hypothèque.

Je ne sais trop si c'est l'histoire de cette tomate, son bon goût, son aspect côtelé, charnu qui me plaît autant.  Peut-être un peu tout ça.

C'est elle!

Après les tomates, j'ai repiqué les piments d'Espelette.  12 semences issues du même petit piment reçu en cadeau l'an dernier, ont donné... 12 plants.

Ces petites plantules là aussi avaient de belles racines vigoureuses!


Après le repiquage, on passe à la douche histoire d'évacuer les bulles d'air et pour que le terreau adhère bien aux racines.


Et voilà une partie du travail!


Blanche semble décontenancée par l'apparition soudaine de tous ces petits pots. 


Je ne lui dirai pas tout de suite que c'est pas fini... qu'il y a encore les tomates cerises Golden et Black Purple, les Green zebra, les Matina (mes préférées... elles aussi).

samedi 28 septembre 2013

Une journée au jardin

La journée était, on ne peut plus, magnifique: 
chaude, ensoleillée, colorée.

Comme j'avais bien besoin de repos
j'ai pris congé de boulot, congé de déménagement,
et j'ai passé la journée au jardin.


Les topinambours étaient vraiment en beauté.





C'était une magnifique journée pour la cueillette.

Des pommes succulentes.



Vraiment succulentes !


Des tomates aux couleurs de l'automne.


De délicieux petits pois, tout en sourire.


Tentative de Food Art.


De bons légumes santé
cultivé avec beaucoup d'amour.


J'ai aussi cueilli un plein panier de menthe.

Son odeur évoque chaque fois
le même souvenir.   

J'avais 18 ans.  J'occupais mon premier emploi, à Drummondville.  Une de mes collègues de travail arrivait souvent avec un bouquet de menthe fraîche et nous préparait une infusion.  C'était une femme "étrange": elle avait un chalet à la campagne.  Elle étudiait les plantes médicinales et était une fan de Maurice Mésségué.  Voyant mon intérêt, elle m'avait dit qu'un jour je pourrais aussi avoir un petit chalet à la campagne et étudier les plantes.  Je ne l'avais pas cru.  C'était alors trop loin de ma réalité. Beaucoup trop loin.

Et pourtant...

Voilà, j'ai malheureusement oublié son nom, j'ai aussi oublié son visage, mais chaque fois que je respire la menthe, son souvenir refait surface et je l'entends me dire, toi aussi tu pourrais...  

Maintenant, je sais.


J'ai fait la cueillette des capucines
et je les ai mises à sécher.

J'inventerai des recettes de sel 
aux herbes et aux fleurs cet hiver.





Quand on travaille au jardin,
faut bien s'hydrater.


Après, c'était la cueillette des semences.

Celles de la Monnaie du Pape étaient à point.



Le fruit ovale se divise en trois parties.
Les semences sont collées sur les parties extérieures
et divisées par une pellicule qui ressemble à un papier de riz.


J'ai ramassé des semences, mais pas toutes, 
ainsi elle pourra se resemer elle même où bon lui semblera.



Pendant ce temps, la Fée du Lac ramassait
les semences des Malva.



Les précieuses semences 
dans leur élégante pochette de fine dentelle.


Elle a également récolté avec beaucoup de délicatesse 
les semences de Pois de Senteur.

Pourquoi avec délicatesse?  
Parce que les gousses se tordent 
et projettent leurs graines dans toutes les directions.


Pendant que les Fées travaillaient au jardin,
les nains se la coulaient douce.

Certains étaient simplement assis 
et nous regardaient aller et venir.


D'autres essayaient d'espionner 
un peu plus discrètement.


D'autres encore se prélassaient,
tout simplement.


Voilà, c'était un petit bout
de cette magnifique journée.

Maintenant cliquez sur une photo pour une visite
en diaporama!

samedi 8 septembre 2012

Récoltes, transformations et popote

On dirait bien que l'été a décidé de rester un peu plus longtemps.  
Les jardins continuent de nous offrir 
de savoureux fruits et de magnifiques fleurs.


Voici un bref résumé, en photos bien sûr, 
de quelques actions posées au jardin ces derniers jours.

De belles tomates rouges gorgées de vitamines,
toutes chaudes de soleil.


Y'a pas un proverbe qui dit... un panier par jour,
éloigne le médecin pour toujours?


Récolte d'hier de tomates cerises, tomates Matina et...
de tomates Coeur de boeuf!


Et que faire de toutes ces tomates ?
Des sandwiches, des salades, des tomates séchées et...
des soupes faciles qui goûtent le Ciel!

J'ai fait revenir un oignon, ajouté les tomates cerises coupées en deux, 
un peu de sel, un peu de poivre, un peu d'eau, tout simplement.
Comme je n'ai pas enlevé la pelure des petites tomates, 
j'ai passé le tout au mélangeur avant de servir.  

J'ai accompagné ce repas d'une tartinade de graines de tournesol,
mais comme la recette n'est pas encore tout à fait au point,
je vais faire quelques expériences supplémentaires 
avant de vous la partager.


J'avais prévu congeler une partie de la soupe, mais...
on l'a toute mangée.  Un orgasme pour les papilles!

Le séchoir a été vidé... et rempli de nouveau!

Les plantes soutiennent la vie et
l'intention, le soin qu'on apporte à leur culture,
à leur récolte et à leur transformation influence aussi
les bienfaits qu'elles apportent.

C'est pourquoi beaucoup de soin est apporté à chacune de ces étapes.
C'est une forme de méditation, une pratique du moment présent.


On a qu'à penser à une bonne soupe 
qu'on préparerait pour quelqu'un qui est malade.
Bien sûr, la chaleur du bouillon, les vitamines des légumes
nourriront la personne, mais l'intention et l'amour qu'on y aura
mis la réconfortera, la soutiendra.

C'est le même principe pour les plantes!

On a donc rempli tout plein de petits pots 
d'herbes et de fleurs séchées...


des plus grands aussi.


Ici, c'est au quotidien que les plantes sont utilisées;
en cuisine, en infusion, en sirop, en onguent, dans le bain... 
bref, à toutes les sauces.


J'ai également préparé des macérâts
qui composeront bientôt de précieux onguents 
pour apaiser, soulager et soigner les petits bobos.


Les macérâts sont des fleurs et des feuilles séchées que je fais macérer dans
une bonne huile d'olive bio, première pression, pressée à froid.

L'Achillée qui, entre autre, tonifie le système veineux;
La Calendula, spécialiste de la peau;
La Guimauve pour ses vertus émollientes et adoucissantes;
La Lavande parce qu'elle est antiseptique et cicatrisante;
La Camomille pour son action anti-inflammatoire et désinfectante;
La Rose pour ses propriétés équilibrantes et harmonisantes.

Bien sûr, ce n'est qu'un mini-micro résumé car
chacune d'elle a beaucoup plus de propriétés que celles énumérées.

Pourquoi des plantes séchées et non fraîches ?  
Pour deux raison:  premièrement, l'eau et l'huile ne font pas beau ménage,
deuxièmement, avec les herbes séchées, 
on peut faire des huiles plus concentrées.

Je range ensuite les petits pots à l'abri de la lumière
et je brasse tous les jours durant environ 4 à 6 semaines.

Je n'ai plus qu'à filtrer et j'obtiens alors une huile riche 
de tous les principes actifs des plantes qui me servira
à confectionner les précieux onguents.


J'ai également récolté ceci...
Joli n'est-ce pas ?  Et ça se mange !
Et c'est bon !



Je vous souhaite une très agréable journée,
mes jardins m'appellent de nouveau.

À bientôt!