Affichage des articles dont le libellé est conte de fée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est conte de fée. Afficher tous les articles

mercredi 16 mars 2011

Un conte de Fée

Il était une fois une fée qu'on appelait Fée des bois parce qu'elle vivait au milieu d'une forêt.

Ce jour là, elle portait, comme à l'habitude sa jolie cape rouge.


Elle avait, dans son panier, un petit bout de fromage qu'elle avait chipé à une corbeau et un morceaux de gâteau qu'elle allait porter chez la fourmi sa voisine.

Or, tout près de là, un loup affamé rôdait dans le bois.


Soudain il vit la fée et s'approcha.



Oh! le beau loup s'écria la Fée !


Regarde dans mon petit panier, j'ai du bon gâteau à la betterave pour toi... tu vois, il est tout rose !

Le loup détourna la tête



et reprit la route sans même s'en lécher les babines


Se souvenant d'un conte de son enfance, la Fée des bois retourna vite à la maison, tira la chevillette, tourna la bobinette et entra.

Le loup n'y était pas.

Elle s'est assise tristement et mangea seule son petit bout de gâteau à la betterave en rêvant à son beau loup.

samedi 13 novembre 2010

Chasse photographique


Jour de congé, je me suis levée avec une idée en tête, photographier un orignal. Drôle d'idée... certains ont envie d'un café en se levant, moi j'avais envie de photographier un orignal. Pourquoi un orignal? Je sais pas. Juste comme ça.

La Fée du Lac et moi sommes donc partie ce matin, à la chasse photographique à l'orignal en empruntant des chemins de terre peu fréquentés et en arrêtant aux endroits qui nous inspiraient sa présence.

Nous avons roulé d'un village à l'autre, pas un orignal ne s'est pointé, même pas un petit.

-S'il-vous-plaît, faites que je puisse en voir un aujourd'hui, que j'ai demandé en prière à la Vie.



À quelques kilomètres de la route principale, sur un chemin de terre longeant une rivière, la Fée du Lac aperçoit plusieurs outardes se laissant flotter sur l'eau.

Tu veux prendre une photo?

Elle stationne l'auto et nous nous avançons doucement en direction de la rivière qui est à une centaine de pieds de distance mais nous prenons quand même grand soin de ne pas faire de bruit pour ne pas les effrayer.

À mi-chemin, j'ai pris une première photo juste au cas où elles s'envoleraient avant que j'aie eu le temps de le faire.

Nous avons fait les 50 pieds suivants très très lentement, pliées en deux pour se faire plus petites que les bosquets. J'ai pris une autre photo avant qu'on soient rendues. Cette fois c'était quasiment en rampant et en se traînant avec les coudes qu'on s'est finalement rendues à la rivière.

Elles étaient nombreuses, une dizaine peut-être. Elles étaient tellement belles à voir.

- Elles ont l'air épuisées. Je crois qu'elles se reposent avant de partir. Sens-tu comme c'est calme?

En effet, un calme intense se dégageait d'elles et nous enveloppait.

Les outardes semblaient immobiles. Je me suis empressée de les prendre en photo.

- On comparera avec les photos d'Aglaée, me semble qu'elles ne sont pas tout à fait de la même couleur, me dit la Fée du Lac.

Nous avons ensuite doucement remonté la rivière car nous avions également vu un petit troupeau de canards.

À environ 50 pieds de l'endroit, nous avons recommencé les techniques d'approche utilisées pour les outardes. On se sentait comme de vraies chasseuses. On avait pris de l'expérience, on arrivait même à ne pas faire trop craquer les feuilles. On étaient quasiment devenue expertes en camouflage... la preuve? Aucun des canards ne s'est sauvé et comble de chance c'était de magnifiques colverts

Il y a 3 mâles et 4 femelles, que j'affirme en tant que Fée-des-bois-qui-s'y- connait-en-faune-et-qui-s'en-pète-les-bretelles.

Les premières photos ne sont pas à mon goût; le canard a une drôle de tête. Je passe subtilement de l'autre côté des bosquets, j'ai quasiment les pieds à l'eau, je ne peux m'approcher plus.

- Ok, je crois que celui-çi est assez près pour faire une belle photo mais il regarde là bas, j'aimerais qu'il se tourne de côté.

La Fée du Lac se met aussitôt à lui parler: Petit, petit... viens ici. Elle fait des petits sons avec sa bouche tc tc tc tc tc. Allez petit, petit... viens ici.

Le canard se tourne tout doucement. J'ai eu le temps de prendre quelques photos avant qu'il se retourne de nouveau.

On a fait une halte au pied d'une chute, j'ai photographié un cheval, un paysage, une gélinotte (malheureusement cette photo est toute embrouillée).



Il était finalement l'heure de rentrer. J'étais déçue de ne pas avoir de photo d'orignal à vous montrer mais au moins j'avais des photos d'outardes et de canards.

Soudain, juste après un immense champs d'avoine, une petite maison d'artiste avec des personnages grandeur nature autour de la maison. Un bien étrange endroit. J'ai voulu prendre les statues en photo mais elles avaient toutes été recouvertes d'une protection de plastique pour l'hiver, toutes sauf une. Toutes sauf un... orignal de plâtre.

- Tiens le v'là ton orignal, dit la Fée du Lac moqueuse.
- J'aurais peut-être dû spécifier que j'aimerais qu'il soit vivant, en chair et en os... La prochaine fois je préciserai les demandes que je fais à la Vie.

Le prendre en photo m'a amusée. Comme si la Vie me faisait un clin d'oeil.

Le voici donc... le petit orignal de plâtre



Et vous vous rappelez le calme qui se dégageaient des outardes? J'en connais maintenant la raison. J'ai compris une fois les photo transférées dans l'ordinateur. En gros plans certains détails deviennent évidents.

C'était le choc total.

- On s'est fait avoir sur toute la ligne ! que j'ai dit à la Fée du Lac. Viens voir les photos !

Elle était aussi en état de choc. Comment on a pu ne pas remarquer ? Faut pas raconter ça à personne!

C'était l'incompréhension, le fou rire et la honte en même temps. On n'arrivaient juste pas à le croire. On avait été leurrées d'applomb.

Voyez...







Quelque part dans les bosquets, parions qu'il y avait un chasseur mort de rire.

Racontez surtout pas ça à personne...
mais gênez-vous pas pour partager le lien si ça vous dit.