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dimanche 1 avril 2012

De l'action sur la rivière hier matin

Ma montre indiquait que j'étais un peu à l'avance pour le rendez-vous avec Madame L., une artiste  avec qui j'ai beaucoup de plaisir à travailler.  J'ai donc décidé de m'arrêter un peu en chemin.

Une grande envolée d'outardes
m'a suggéré la direction à suivre.

J'ai marché le long de la rivière.

Deux canards s'éloignaient du rivage.

Ils avaient vraiment une drôle de tête.

De l'autre côté un castor s'affairait,

et un autre aussi.

  Pendant ce temps, le colvert se la coulait douce.

Il ne manquait que le poisson d'avril.

Je me suis finalement rendue au rendez-vous avec quelques minutes de retard.

- Qu'est-ce qui justifie ce retard ? m'a-t-elle demandé sur le ton d'un professeur d'autrefois.

À 82 ans, Madame L. n'enseigne plus, mais elle a été professeur durant longtemps.  

- Je me suis arrêtée au pont de métal à St-Colomban et j'ai fait des photos de canards, dis-je honteuse de l'avoir fait attendre.

- Ah! si c'est parce que tu as pris des photos de canards, je te pardonne, ajoute-t-elle en souriant. Il faut toujours s'arrêter quand on voit de belles choses, on doit prendre le temps de les regarder.

- Merci, vous me donnez l'absolution alors?

Elle a éclaté de rire en répétant... donner l'absolution... donner l'absolution.

Nous avons commandé un café et avons travaillé jusqu'à midi.

C'était un beau début de journée!



lundi 26 septembre 2011

Sur la piste des animaux...



Quand on se balade en forêt, nous ne sommes jamais seul.


Les Animaux y vivent en harmonie avec la Nature et les Créatures féeriques.  

Bien qu'on ne les voit pas toujours, ils sont là, ils nous observent.   

J'aurais aimé vous rapporter des photos de ces animaux magnifiques qui peuplent la forêt 
dans laquelle je vis mais je n'en ai croisé aucun aujourd'hui. 
 Par contre, je vous ai rapporté des photos qui témoignent de leur présence.

Ici, un grand pic est passé comme en fait foi ces gros copeaux de bois au pied de l'arbre.


Là, c'est l'oeuvre toute fraîche d'un castor de taille moyenne.


Les Bernaches du Canada ont fait une pause ici.


Une tortue a pondu à cet endroit. 
N'eut été du trou qui a attiré mon attention, j'aurais probablement 
passé à côté sans même m'en apercevoir.


Si je me fie à la quantité de petites coquilles 
et à la taille de celles-ci, 
madame la Tortue devait avoir une taille assez imposante.


Un chevreuil a emprunté ce sentier un peu plus tôt.


Je sais également qu'un grand cervidé est passé non loin de là, un orignal sûrement. 
 Il a laissé une trace, plutôt un dépôt qui, selon mon avis, 
était relativement frais si j'en juge par la couleur. 
 Non, non, je ne vous mettrai pas de photo.

Pour changer l'image que vous pourriez peut-être avoir maintenant, 
je termine par une photo de ce lac magnifique 
près duquel madame la Tortue avait pondu ses oeufs.


Vous avez aimé ce reportage? Partagez-le!

lundi 8 août 2011

Expédition sur le lac

Lors de notre dernière sortie en bateau pneumatique, nous avions repéré une petite île couverte de buissons qui sentaient le ciel.

Après quelques recherches, nous avons appris qu'il s'agissait du Myrique Baumier, une plante indigène qui apprécie les rivages. J'ai eu envie de l'expérimenter en cuisine.


On avait également repéré, lors de cette sortie, quelques plants de canneberges sauvages dans un petit coin difficile à atteindre.


Aujourd'hui, nous avons préparé des bouteilles d'eau, des vivres et des petits sacs en papier pour partir à la cueillette. Nous avons transporté le "bateau" en fait c'est mon petit canot gonflable deux places que j'ai baptisé bateau. Ça lui donne un air de grandeur!

- Prête pour l'aventure?
- Prête pour l'aventure, répondit la Fée du Lac avec enthousiasme.
- On commence par les canneberges sauvages?
- D'accord!

Bien sûr, pour des fées, c'est très difficile de partir du point A pour se rendre au point B... il y a toujours des petits pointillés entre les deux lettres qui nous font faire quelques détours.

Comme ici, ce nénuphar était vraiment trop irrésistible. Après quelques manoeuvres habiles et d'autres plutôt malhabiles, je le concède, nous avons fini par immobiliser le bateau afin que je prenne cette photo.


- T'as vu les petits bosquets rouges là-bas? Si on allait voir ce que c'est?

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir!

Surprise! C'était des troupeaux de petites plantes carnivores dont j'ignore le nom.

Alors qu'on s'approchait de plus en plus pour faire de meilleures photos, un son étrange et une énergique vibration retentirent soudainement sous le bateau. Comme si une truite gigantesque très frétillante se débattait juste en dessous de nous.

- C'est quoi ça? demandais-je horrifiée.
- Aucune idée! Mais on se pousse!

Même en s'éloignant de la berge, ça continuait de plus belle!  Avec plus d'intensité!

Tout à coup la lumière fut.

- Vite rame! Le bateau est percé! On coule!

On était complètement à l'autre bout du lac. Il était hors de question que mon appareil photo se noie une seconde fois. Il ne me donnerait pas une deuxième chance, je le savais.

- On n'a pas le temps de retourner à notre point de départ! Vite! Faut ramer jusqu'au premier quai en vue!

Étonnamment, on a ramé dans un parfait synchronisme, le bateau filant, pour la première fois, à toute allure en ligne droite.

- Allez rame! On y est presque! Go! Faut pas lâcher!

La garde-côtière aurait été là, qu'on aurait eu une contravention pour excès de vitesse.


- J'y pense, dit la Fée du lac, il y a trois chambres à air après ce bateau: une est percée, il en reste deux, on ne peut donc pas couler! Annonce-t-elle toute fière de sa déduction.

- Mon appareil photo lui ne le sait pas, il est inquiet, allez on rame!

On était maintenant assises au fond du bateau qui était complètement dégonflé, les rebords encore bien remplis d'air nous arrivaient presque jusqu'aux oreilles.

On s'est enfin rendues au premier quai. On a sorti le bateau, réparé le trou et regonflé le bateau; prévoyante, la Fée du Lac avait pris soins d'apporter tout le nécessaire. On a repris notre souffle et... nous avons remis le bateau à l'eau très fièrement, en se pétant les bretelles de nos maillots de bain.

- Dans quelle direction va-t-on cette fois?  Du côté du Myrique Baumier?
- Je suis d'accord.

- Regarde là-bas! C'est le huard, dis-je toute excitée à la fée du lac.
- On s'approche?

Nous n'avons pu nous approcher autant que je l'aurais souhaité mais suffisamment tout de même pour observer son magnifique manteau à pois orné de sa jolie collerette rayée.


- Regarde! T'as vu derrière le huard? C'est une ancienne cache de castor. On s'approche?


Quelques branches de thuya fraîchement coupées nous ont informées que cette cache était de nouveau habitée.

Près de la cache, une autre surprise; des coquilles d'huîtres indiquant cette fois la présence de loutres.


Décidément, nous ne sommes vraiment pas seules sur ce lac!




Soudain, une vibration malheureusement familière se fit ressentir. Oh! Non!  La patch n'a pas tenue!

- Allez on rentre mais sans panique cette fois, on sait maintenant qu'on a le temps.

Comme on fait demi-tour, le tonnerre nous gronde.

- On dirait que le ciel se couvre rapidement.

- Vite, on rame, il faut être arrivées avant l'orage!

Vite à la maison! nous crie la petite grenouille alors qu'on passe près d'elle.


Maintenant le vent se lève. Le petit bateau devient difficile à contrôler.

- Allez! Plus vite! Plus fort!
- C'est ce que je fais, c'est le vent qui me pousse dans cette direction! 

On y mets toute notre énergie.

- Oh! Hisse! Oh! Hisse!
- On y est presque! On lâche pas! Go! Go! Go!

On travaillait très fort pour très peu de résultats.

Après des efforts titanesques, nous sommes finalement arrivées au quai. Nous avons rapidement fait une manœuvre d’accostage digne des plus grandes capitaines en faisant tourner le bateau d'un coup de 90 degrés, nous sommes débarquées à toute allure, nous avons sorti le bateau de l'eau, nous l'avons transporté jusqu'à l'auto et hop! à la maison... juste au moment où l'orage éclatait avec une force incroyable.

Je vais maintenant aller me faire une petite compresse.  J'ai l'étrange impression d'avoir un p'tit bras et un gros bras.  Aucune photo de cela n'est disponible.

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dimanche 1 août 2010