dimanche 17 mars 2013

C'est ça aussi le bonheur


C'était pas très goûteux,
mais c'était symboliquement délicieux!

mercredi 13 mars 2013

Un p'tit bout de notre patrimoine

Aujourd'hui, les fées sont sorties du bois pour aller faire quelques courses.  La journée était absolument magnifique, chaude et ensoleillée.  Trop belle pour rester dans l'auto.  En traversant un mignon petit village, nous avons donc décidé de stationner l'auto et de partir à pied, sillonner les rues.

Les photos que vous allez voir ont toutes été prises... au même endroit, sur le balcon et le mur avant d'une maison de la rue principale de ce village.  Puisque c'est une maison privée et que je n'ai pas demandé la permission au propriétaire, j'ai décidé de ne pas divulguer le nom du village.  Il serait trop surpris s'il voyait un autobus débarquer!

C'est vraiment dommage que le propriétaire ait été absent, j'aurais aimé vous le présenter.  De plus, je suis convaincue qu'il aurait eu une histoire à raconter pour chacun des objets.  

La façade de sa maison est fascinante.  En prenant les photos, j'ai fait un bond dans le passé.  J'avais aussi l'impression d'avoir plongé dans un des tableaux de l'artiste peintre Jean-Jacques Pharand.

Certains objets me sont familiers alors que d'autres me sont totalement inconnus. Je vous parlerai donc un peu de ceux que je connais.

Je vous invite maintenant à m'accompagner... dans le passé.  

La barouette rouge CCM de mon enfance,
elle servait à transporter tout plein de trésors.

La nôtre avait des petites roues, pas des patins.  
C'était la première fois que je voyais cette version.


Des jambières de gardien de but du Canadien de Montréal
ou des pad de goaler, comme on disait enfant.
Dans mon coin, rare étaient ceux qui avaient la chance d'en posséder,
les p'tits gars attachaient plutôt des oreillers ou des coussins
sur le devant de leurs jambes.


Un objet qui a dû être bien pratique
pour transporter les bébés et les petits enfants
durant l'hiver.


Je n'avais jamais vu de raquettes
confectionnées avec des tiges de métal.
J'ai quelques doutes sur leur efficacité.


 Le traîneau de bois recourbé à l'avant.  
Les amérindiens s'en servaient 
pour transporter des marchandises en hiver.  
Petite, on l'appelait "traîne sauvage" 
et c'est avec ça, qu'à 3 ou à 6,
bien collés ensemble, 
on dévalait les pentes
à toute allure.

Ici, c'est un modèle 3 places.


Le thermomètre avec le logo Pepsi 
du début des années 60.


Un modèle de traîneau qui date sûrement 
de l'époque de mes parents... ou même des leurs.


Alors que dans le conte de Charles Perrault, 
la grand-mère du petit chaperon rouge disait 
« Tire la chevillette, la bobinette cherra » 
dans la version des frères Grimm, 
la grand-mère disait plutôt 
« Appuie sur la clenche ».

La voici!


 Les raquettes traditionnelles en babiche.
Le modèle de celles-ci s'appelle "patte d'ours".

Dans les forêts denses, elles sont beaucoup plus pratiques 
que celles à longue queue, parole de Fée.


Je suis, bien sûr, beaucoup trop jeune 
pour avoir connu les carrioles.


Je me demande bien ce qu'on transportait 
dans ce petit baril derrière le siège.




 Cet objet ne fait pas partie de mon enfance,
mais de celle de la Fée du Lac, oui.  Son voisin en avait un.
Elle m'a dit que ça prenait une bonne dose d'habileté 
pour rester en équilibre en descendant les pentes. 
Dans son souvenir, les patins étaient encore plus étroits.


Croisés sur la porte, 
de longs, très longs skis de bois.


J'ai toujours vu les bouteilles de 7up vertes.
A-t-elle déjà vraiment été de cette étrange couleur
ou est-ce le temps qui l'a ainsi colorée?


Est-ce que certaines de ces photos ont, pour vous aussi, 
fait remonté des souvenirs?



lundi 11 mars 2013

Doux printemps... quand arriveras-tu?

La neige et la glace fondent tout doucement.

 

L'hiver tire à sa fin.  
Le printemps n'est pas tout à fait installé... 
difficile de trouver de jolies choses à photographier... 
alors hier, j'ai photographié des... 
flaques d'eau! 


Aviez-vous déjà remarqué qu'en modifiant
la profondeur de votre champs visuel,
vous pouviez voir des immeubles, des forêts 
et même parfois quelques étrangetés
dans les simples flaques d'eau?

Voyez...


Les chats errants semblent bien apprécier ce redoux.


À cette période de l'année, la marche en forêt est plus difficile.
La neige est molle, on s'enfonce facilement.

Pour ce safari-photos, j'ai décidé
de porter mes élégantes bottes de pluie.

Si vous croisez une zébrée dans les bois,
venez me saluer!


Voici en vrac, quelques photos prises lors de ma balade hier.

L'arbre, étrangement spiralé
qui, sûrement, a inspiré une technique de mosaïque.


Au détour d'un sentier, j'ai vu des érables entaillés.
L'eau récolté sera transformée en délicieux sirop!


En suivant ce sentier,  
je suis arrivée à une très mignonne cabane à sucre et
j'ai fait la rencontre du propriétaire,
un homme très sympathique.

Je vous ferai bientôt un reportage photos
expliquant chacune des étapes de la transformation
de la sève en sirop ou en tire d'érable.
Sliup!


J'ai dû m'éloigner un peu du sentier 
pour prendre la goutte en photo.

Ce qui devait arriver, arriva.
Vous savez la neige molle dont je vous ai parlé
au début de ce billet...

Une fois les deux jambes enfoncées
dans la neige jusqu'aux cuisses,
la seule façon de m'en sortir,
c'était de me déplacer à plat ventre.

Tout ça pour une goutte dans le fond d'un seau. 


La forêt est fascinante.  
Les arbres sont fascinants.
La Vie est fascinante.

Voyez comment l'usnée et les lichens
se servent des arbres comme support.




Le mélèze est le seul conifère qui perds ses aiguilles à l'automne.

Au printemps, l'arbre fera de jolis cônes tout roses
en même temps qu'apparaîtront les petits bouquets d'aiguilles.


Bien que la forêt soit encore endormie,
le paysage n'en est pas moins grandiose.

C'est un peu trop tard pour traverser le lac en raquettes
et encore un peu trop tôt pour le traverser à la nage.



La forêt nous observe.


Un petit Hêtre,
reconnaissable aux feuilles qui, tout l'hiver,
restent bien agrippées aux branches,
fait une profonde révérence 
au printemps qui s'en vient
ou à la fée qui passe,
l'histoire ne le dit pas.  


En avril, ne te découvre pas d'un fil,
m'a-t-on appris.

Bien qu'on ne soit encore qu'en mars,
le Bouleau à papier, un peu délinquant, 
a déjà commencé à se dévêtir 
de quelques bandes de son écorce.  


On dirait bien que le Seigneur des Anneaux 
est passé par ici.


Serait-ce Mère Nature, qui passe en coup de vent,
toutes de feuilles ainsi vêtue?


J'ai aussi fait quelques photos "abstraites".


 

À 16H, maître Corbeau sur un arbre perché


m'a signifié qu'il était maintenant l'heure de rentrer.


Finalement, même si c'est pas encore le printemps,
la Nature a de bien jolis trésors à partager!

Gardez l'oeil ouvert!


N'oubliez pas que vous pouvez cliquer sur les photos
pour les voir en plus grand.


vendredi 8 mars 2013

8 mars

Journée internationale des femmes

Hier, avait lieu le vernissage 
pour ma première série de photos et de cartes 
"Sortir du cadre - Sortir de l'ombre".  

Je suis sur un nuage !



J'ai reçu énormément d'encouragements, beaucoup d'appuis, 
j'en suis encore toute chamboulée.

Merci !  Merci !  Merci !

Voici le texte qui accompagnait les photos.
J'ai longuement hésité avant de le partager
parce que je le trouvais sombre.
Bien qu'il le soit, il reflète tout de même une réalité,
une bien triste réalité alors j'ai décidé de le partager.

Vous pouvez cliquer dessus pour le voir en plus grand!

Les gens ont participé en grand nombre
au projet cartes-photos. 

C'est avec beaucoup de fierté que j'irai
porter l'argent amassé à un organisme
travaillant pour les femmes.


La madame était très fière.


Aujourd'hui, c'est repos.

En fait, le bois m'appelle.  
Vous l'entendez ?
J'y vais.

Passez une extraordinaire journée !





mardi 5 mars 2013

Bref, j'ai démarré une entreprise...


dans l’ordre inhabituel des choses.

Cette entreprise est née d’une bien étrange façon, la semaine dernière. 

D’abord le nom s’est présenté aussitôt suivi du logo.  Comme ça, sans avertissement, alors que j’étais occupée à autre chose.  En fait… je  prenais un bain.

Tout était clair et sans équivoque.  Et bien que je ne connaissais pas vraiment la mission de l’entreprise, pas plus que je n’en connaissais la nature, j’ai créé deux versions de ce logo, simplement pour le plaisir.  



Tu démarres une entreprise et tu ne sais pas ce qu’elle offrira comme produits ou services?  m’a demandé mon amie intriguée.  C’est cela.

Donc, une fois le nom affirmé et les logos créés, je me suis ambitionnée et j’ai ouvert une page facebook sans trop savoir ce que j’allais y mettre, hormis ces deux logos.  Je croyais garder la page secrète jusqu’à ce que j’aie défini la mission et les activités de cette entreprise, mais il semblerait que cette option ne soit pas possible dans une page facebook.  Deux amies ont cliqué « J’aime » et une a écrit qu’elle avait hâte de voir la suite.  Oups!  

Tu sais toujours pas ? s’est enquis mon amie un peu plus tard.  Toujours pas.

J’ai ensuite rêvé d’une réunion d’équipe.  Un petit groupe de personnes autour d’un café qui discutent stratégies, qui échangent leurs idées et leur expertise, qui partagent leurs ressources.  Je crois qu’on ne peut créer une entreprise toute seule, que le réseau de contacts est très important, sinon essentiel.  C’est pourquoi j’ai fait une liste de quelques-unes des personnes ressources de mon entourage.  Hélène pour sa créativité,  Caroline pour ses talents d’organisatrice, Gabrielle pour sa rapidité d’analyse, Martin pour son talent de négociateur, Cora pour sa très grande expertise en entrepreneuriat, à tous les niveaux, Geneviève pour sa vision, son audace,…  J’en ai déjà parlé à quelques-unes de ces personnes.  

Et c’est une entreprise de quoi ?  m’ont-elles toutes demandé en acceptant.  Euh… c’est pas encore tout à fait déterminé.

En fait, les choses qui me passionnent  devraient être la pierre angulaire de l’entreprise.  Et au premier rang de ce qui me passionne vraiment, on retrouve la créativité sous toutes ses formes, la photo et les mots.  L’entreprise devrait également être porteuse de sens, en harmonie avec mes valeurs.  Avec mes forces aussi.

Déjà, il y a comme une trame qui se tissait… la voyez-vous?  L’entreprise se formait doucement comme un casse-tête qu’on assemble sans savoir ce que donnera l’image finale.  


Certaines personnes commencent un casse-tête par le contour, je le commence de façon aléatoire, je verrai bien où ça me mènera.  Je sais que la créativité sera la principale force de l’entreprise, alors chaque étape de sa création et de son opération sera créative et ludique, bien sûr.

Et si Aline&A comme Art n’était pas uniquement axé sur les profits pour l’entreprise, mais sur un partage et un retour à la communauté?  Cette nouvelle idée m’emballait.

Les chats parlaient aux oiseaux à travers la fenêtre, j’ai fait quelques jolies photos.  Et c’est à ce moment que l’idée du produit s’est pointée. 


Et si je créais une série de cartes de souhaits particulières avec les photos des chatons errants qui ont trouvé une famille d’adoption… et si je racontais brièvement leur histoire à l’endos de la carte… et si une partie des profits était versée à un organisme qui vient en aide aux animaux abandonnés? 


Mon enthousiasme faisait maintenant de la haute voltige! 

Avec cette façon de faire, tout le monde y gagnerait.  La personne qui achète la carte, celle qui la reçoit, l’organisme a qui une partie des profits est versée et la créatrice de la carte aussi, bien sûr.

Soudainement, les pièces se sont mises à accélérer la cadence… Et si une partie du profit de chacune des séries était remise pour une cause sociale ou environnementale?  Et si toutes les cartes avaient cette vocation?

Un volcan a soudainement fait irruption !  Même en tapant à 200 mots minutes, j’avais peine à noter toutes les idées des différentes séries de cartes à créer.

Une autre partie du casse-tête venait d’être complétée.  

L’entreprise avait maintenant un nom, un logo et un produit.  Comme si l’image entière du casse-tête apparaissait finalement.  Et là, d’un coup, tout ce que j’avais à faire s’est mis à défiler, comme une liste à puces.  Il ne restait plus qu’à suivre les étapes nécessaires au démarrage de l’entreprise. 


Puisque Aline&A comme Art  est une entreprise à caractère créatif, le plan d’affaires sera aussi élaboré de façon créative basé sur ce modèle.  


Il y a quelques jours, j’ai reçu une invitation à participer à une exposition collective dans le cadre de la journée internationale des femmes.  J’ai accepté.

Tu vas exposer quoi? m’a demandé mon amie.  Je sais pas. 

C’est dans moins d’une semaine, a-t-elle ajouté un peu inquiète.  Je sais.

Je suis descendue à la cave pour essayer de dénicher des objets qui pourraient m’inspirer.  Je suis venu avec un cadre que j’ai frotté et légèrement sablé pour lui donner un air vieillot.  J’ai pris un bain.  C’est dans l’eau qu’est née l’idée de ce que j’allais faire avec ce cadre.  Une série de femmes invisibles qui s’expriment, qui sortent du cadre. 

Décidément, les bains c’est productif.


Après quelques essais infructueux, mais prometteurs, je suis enfin arrivée à réaliser les photos que je souhaitais.  C’est ainsi qu’est née la série  « Sortir du cadre ». 

J’ai ensuite confectionné des cartes avec ces photos.  Je venais de réaliser les toutes premières opérations concrètes de cette entreprise, née la semaine dernière. 


Vous pouvez cliquer sur l'image pour la voir en plus grand.

Pour chaque carte vendue, 1$ sera remis à un organisme qui lutte pour l'amélioration des conditions de vie des femmes.

Et les jours de doutes, parce qu'ils sont inévitables, je me souviendrai de cette célèbre citation de l'idole de ma petite fille.  



Voilà !