samedi 5 juin 2010

Une même situation, trente six interprétations

Une même fleur, trente six perceptions

Ça me fascine chaque fois de constater que pour une même situation, il y a autant d'interprétations que de gens qui l'interprètent.

Si on peut avoir des interprétations différentes, peut-on également avoir un regard différent ? Pour m'amuser, j'ai photographié la même fleur de pavot que celle du message précédent sous des angles différents.

Cliquez pour aggrandir, vous verrez comme la Nature est fascinante!









Je vous souhaite une très agréable journée !




Après la pluie...

jeudi 3 juin 2010

La naissance d'un pavot d'orient

Entre la première et la dernière photo, seulement quelques heures se sont écoulées. Si j'avais eu suffisamment de "zénitude", j'aurais pu m'asseoir et regarder s'épanouïr la fleur, du bouton à la robe de bal.

Je me tais et vous laisse vous régaler l'oeil.











dimanche 30 mai 2010

Une fleur de tomate

a murmuré à mon oreille.

Alors que je transportais les plants à repiquer au potager, une bonne odeur de tomate m'est montée au nez et m'a réjouie le coeur. Même tout petits, les plants sentent bon la tomate chaude de soleil.

En approchant un des plants pour humer son parfum de nouveau, j'ai entendu un murmure... un tout petit murmure qui semblait provenir de la fleur de la Costoluto Genovese.


- Pourrais-je vous faire une demande spéciale ? qu'elle m'a dit avec le bel accent de la Riviera Italienne.

- Demande, on verra bien.



- Puisque qu'il n'a pas plu depuis des lustres, j'aimerais bien qu'après m'avoir copieusement arrosée, vous déposiez à mes pieds un paillis afin que le sol conserve son humidité. De plus, ça éviterait à mes feuilles du bas de se couvrir de terre advenant un arrosage trop intense. J'aime bien qu'elles restent propres.

- Je comprends mais je ne vois pas très bien ce que je peux faire... Aller acheter du paillis de cèdre ? Aller acheter de la paille ?

Le vent qui avait sûrement écouté la conversation souffla doucement sur la feuille de tomate qui pointa en direction du... tas de feuilles d'automne au fond du terrain.

- Non! Tu ne veux toujours pas que je rapporte les feuilles que je me suis évertuée à transporter là-bas ? que je lui demande un peu découragée.

- Ce serait bien. Vous savez, il y a plusieurs autres avantages à déposer un paillis à mes pieds; ça éviterait que le compost que vous ajoutez si gentiment dévale la pente à la première pluie venue, de plus, ce serait invitant pour les vers de terre qui trouveraient de la nourriture, qui la transformeraient de sorte je puisse l'assimiler, qui aéreraient la terre et permettraient ainsi à l'eau de mieux y circuler.

- Je sais, je sais, j'ai déjà eu cette discussion avec un vers de terre.





Vous devinez la suite...

Eh oui, je l'ai fait.




Ah! bon? Vous avez installé du paillis de feuilles séchées? me demande le merle d'Amérique qui arrive en sautillant.


Je vous remercie car je vais trouver amplement de quoi me nourrir avec toutes les bestioles qui se cacheront sous ces feuilles.

jeudi 27 mai 2010

Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ? a demandé le petit prince.

C'est une chose trop oubliée, avait répondu le renard. Ça signifie "créer des liens..."

Il y a quelques années, la Fée du bas de la côte m'avait raconté que, selon une légende, les colibris voyagent sous les ailes des outardes.

Elle avait ajouté que dès qu'on entend les premiers voiliers arriver, c'est un signe qu'il est temps d'installer les mangeoires à colibris.

"Ces petits oiseaux sont territoriaux et ont une excellente mémoire, qu'elle m'avait expliqué... si tu veux les nourrir, tu dois prendre l'engagement de le faire chaque année.

J'avais accepté.

Elle m'avait alors offert ma toute première mangeoire à colibris et m'avait appris la recette; une part de sucre dissoute dans quatre parts d'eau, c'est tout.

Un couple d'oiseaux-mouches avait vite adopté la mangeoire; j'avais créé des liens, j'avais une nouvelle responsabilité. Ils me l'ont bien fait savoir que je ne l'avais pas honorée cette année, en venant bourdonner des ailes à quelques pouces de mon nez me rappelant que j'avais oublié d'installer la mangeoire.

J'ai vite préparé la recette, installé la mangeoire et pour me faire pardonner, avec une amie on a fabriqué un petit perchoir pour qu'ils puissent se reposer un peu s'ils en avaient envie.


Ils ont tellement apprécié, qu'un colibri a élégamment pris la pose afin que je le photographie... pour la toute première fois.




Ils apprécieront également les ancolies, les fushias et bientôt les monardes.

lundi 24 mai 2010

Dilemme printanier


Je terminais de "nettoyer" le dernier jardin aujourd'hui quand une promeneuse s'est arrêtée.

"C'est d'la job enlever toutes ces cochonneries là au printemps, qu'elle me dit l'air complètement découragée.

- Les cochonneries ?!?

- Oui, toutes ces feuilles mortes, qu'elle ajoute en retroussant la babine comme si ça lui levait le coeur.

- J'étais justement en train de me demander madame si je ne ferais pas mieux de les laisser là où elles sont car malgré la canicule, sous la couverture de feuilles, vous voyez?...la terre est fraîche et humide.

- Vous aurez juste à mettre du paillis, regardez votre circulaire il est en spécial quelque part cette semaine.

- Mais celui-çi est gratuit et déjà en place.

- Ah! faites donc comme vous voulez", qu'elle me dit en tournant les talons.

Ce n'est pas le premier printemps que je ressens ce dilemne. C'est une histoire qui redondine chaque printemps. D'ailleurs cette conversation m'a rappelée celle que j'ai eu le printemps dernier avec un lombric. Eh oui! les Fées ça causent avec les vers de terre.

Imaginez-vous donc que Monsieur le lombric m'engeulait en disant que je lui enlevais sa nourriture.

"Comment veux-tu que j'aie l'énergie de faire mon travail si je n'ai plus rien à me mettre sous la dent? qu'il m'avait dit furieux.

- Primo, tu n'as même pas de dents et secondo j'enlevais simplement les feuilles mortes laissées sur les jardins à l'automne pour aller les porter là bas dans mon composteur. Quand elles seront bien décomposées et qu'elles auront l'apparence de la terre, je les rapporterai dans ces mêmes jardins.

- Tu travailles pour rien, qu'il m'avait dit, c'est dans ma description de tâches de transformer les feuilles en compost... laisse tout sur place, moi pis ma gang on s'en occupe.

- C'est que... ces jardins donnent sur la route... ça va te prendre une éternité avant de tout bouffer ça et ... je trouve que ça fait pas propre, que je lui avais répondu.

Je me souviens très clairement de sa vive réaction. Il était insulté, très très insulté. Pas propre ! Pas propre ! Il répétait ça d'un ton offusqué en se tortillant de tous bords tous côtés... remarquez que c'est à peu près tout ce qu'il peut faire... ça doit être frustrant pour lui... Pffft ! Pas propre !

- Bon, écoute petit vers... j'ai peut-être une solution... je peux aller acheter du paillis pour mettre par dessus les feuilles, comme ça je ne vais pas te priver de nourriture et j'aurai de beaux jardins proprets.

Vous auriez du voir ses yeux écarquillés...

- Pourquoi acheter du paillis alors que tu te tues à enlever celui qui est déjà en place ?!?

- Je vais réfléchir à tout cela, que je lui avais promis, et pour me faire pardonner, un de ces quatre je t'inviterai à la pêche."

Après cette conversation, j'avais commencé à faire des changements... à l'automne, j'avais entassé des feuilles sous la haie de thuyas et je ne les avais pas ramassées. J'avais également laissé les feuilles en place dans le jardin secret, celui qu'on ne voit pas.

Finalement, la conversation avec la promeneuse n'avait rien de nouveau mais peut-être m'avait-elle permis de faire un pas de plus.



Lombric ! Lombric ! Reviens ! Je ne veux pas culpabiliser. À l'automne je vais passer la tondeuse dans les feuilles pour bien les déchiqueter et j'essaierai de les laisser en place le printemps prochain si ça fait pas trop désordre.

Ça te convient ?

samedi 22 mai 2010

Il y a chez moi des jardins...

...dans lesquels jamais je n'interviens.

Pas de semis, ni de plantation, pas de compost, pas d'arrosage, pas d'entretien... C'est Dame Nature qui s'occupe de tout de la graine à la graine. Moi je n'ai qu'à admirer et apprécier.

Voiçi quelques-unes de ses créations.



Elle choisit parfois des endroits assez incongrus pour y installer la Vie, comme dans cette toute petite fissure au milieu du rocher.



Des petites Violettes bleues, jaunes ou blanches ajoutent de la couleur dans le sous-bois.




Les Morilles que je vois chez moi pour la première fois cette année et que je compte bien apprivoiser !




L'Arisème petit prêcheur à l'allure exotique et aux couleurs très tendances.




Vous assistez présentement à la Naissance d'un Cypripedium acaule (Sabot de la Vierge).









Dame Nature est vraiment une Artiste!

vendredi 21 mai 2010

105 dans une petite Écho Hatchback

Incroyable mais vrai!

Cette année encore, nous sommes allées encourager la relève en allant acheter des plantes produites par les étudiantes et étudiants en production horticole du Centre de formation agricole de Mirabel.



Des plantes potagères et des fines herbes biologiques, des annuelles et des vivaces inédites, de belles plantes en santé à profusion.



La passagère était un peu à l'étroit mais pas trop.

Il restait de l'espace à ses pieds.

C'est tout de même impressionnant la quantité que peut contenir ma petite auto n'est-ce pas ?

Il reste maintenant à acclimater tout ce beau monde avant de les installer aux jardins.