mercredi 19 mai 2010

Comment faites-vous madame ?

C'est la question que m'a posé un promeneur la semaine dernière.

Ça fait des années que je vous vois travailler du matin au soir dans vos jardins. Quel produit utilisez-vous pour arriver à supporter toutes ces bestioles qui piquent? qu'il m'a demandé l'air très découragé.

Mon pauvre monsieur, si vous saviez...

J'ai toujours été convaincue que tout, dans la Nature est important et joue un rôle essentiel à l'hamonie de tout ce qui vit. Je me demande parfois si le maringouin ne serait pas l'exception à la règle.

Je peux aisément supporter deux, quatre, huit piqûres mais si ce n'était que ça... ils arrivent, non pas par dizaines, mais par centaines et mon système nerveux devient fou.

J'ai vraiment tout essayé. J'ai commencé par les produits réputés efficaces avec des ingrédients super puissants... jusqu'au jour où, répondant au téléphone, j'ai senti le combiné fondre dans ma main. J'ai cru que j'avais la berlu mais j'ai lu, par la suite qu'avec les produits contenant du DEET, on doit éviter tout contact avec les matières plastiques ainsi qu'avec les tissus synthétiques, ainsi qu'avec les meubles ou les surfaces peintes,...

Vous comprendrez monsieur que ces produits ont rapidement été rayés de ma liste de solutions.

Depuis 10 ans, j'ai tout essayé pour apprivoiser et faire la paix avec les petites mouches noires et les maringouins: la dissuasion, la négociation, la persuasion, les menaces, les supplications. J'ai même essayé d'imaginer une bulle d'énergie impénétrable autour de moi. Ça ne les a pas arrêté.

J'ai essayé les leurres olfactifs; la citronelle, le Skin-so-soft, la moutarde, le Vick's... eh! oui, je sais monsieur c'est étrange... c'était une solution de désespérée.

J'ai mis une feuille d'assouplissant sous ma casquette, porté un chapeau en filet, placé mes bas par dessus des pantalons, j'ai attaché mes manches à mes gants en faisant plusieurs tours de ruban cache.

Quoi d'autre? J'ai mis l'huile essentielle de lavande qu'une dame m'avait chaudement recommandée. Pour ajouter à l'illusion, j'ai porté mon chandail lilas... espérant que les maringouins me prennent pour une fleur. Résultat ? Un troupeau d'abeilles s'est lancé à ma poursuite.

Ma dernière option monsieur, étudier la psychologie maringouine. À défaut d'arriver à les aimer, j'arriverai peut-être à mieux les comprendre. Si vous voulez monsieur, je vous prêterai mon livre après.





Le promeneur est reparti...

Sans doute, un autre que je ne reverrai plus.

lundi 17 mai 2010

Limonade de rhubarbe

Rafraîchissant - Désaltérant - Étonnant
et surtout Délicieux


LIMONADE DE RHUBARBE

Ingrédients
-6 belles tiges de rhubarbe
-6 tasses d’eau
-½ tasse de sucre
-Le jus de deux oranges (ou 1/3 de tasse de jus d'orange)
-Le jus d'un citron

Étapes
1. Couper la rhubarbe en petits morceaux
2. Ajouter l’eau et cuire jusqu’à ce que les tiges (qui en réalité sont des pétioles) soient ramollies.
3. Passer dans une passoire
4. Remettre sur le feu, ajoutez les jus de fruits et le sucre jusqu'à dissolution
5. Retirer et laisser refroidir

On peut ajouter de la glace concassée ainsi que de l’eau gazeuse au goût.

Personnellement j’ajoute beaucoup de jolis glaçons de violettes qui sont présentement en fleurs.

Cette limonade se sert très froide.

Même ceux qui ne raffole pas du goût de la rhubarbe la trouveront délicieuse. Je l’ai fait goûter à plusieurs et tous ont aimé.

Le plus difficile c’est d’attendre qu’elle refroidisse.

Vous m'en donnerez des nouvelles !

N’oubliez pas que les tiges de la rhubarbe sont comestibles, mais ses feuilles sont toxiques. Il ne faut jamais en consommer, leur ingestion peut être mortelle

Bon été !

mardi 11 mai 2010

Vous dites me connaître...

mais m'avez-vous déjà vraiment regardée ?











Rheum rhaponticum L.

dimanche 9 mai 2010

L'hiver m'a dit...

qu'il partait ce soir pour quelques mois.

Lettre à l'hiver...

... au froid et à la neige




















Je sais que vous vous plaisez bien ici mais maintenant, il est temps de partir. Les saisons se succèdent, parfois même se chevauchent mais ne peuvent rester côte à côte trop longtemps.

Les pauvres petites pousses du printemps se gèlent la feuille.




















Vous reviendrez en décembre... les amoureux de sports d'hiver, les déneigeurs, les photographes seront heureux de vous revoir.

Les enfants vous accueilleront avec des cris de joie!




















Partez maintenant... l'Arctique a sérieusement besoin de vous et nous... de chaleur.

mercredi 5 mai 2010

Miroir, miroir...

qui est la plus belle?


C'est toi joli Taraxacum ! C'est toi qui illumine les grandes étendues tristement unicolores.


En fait, la fleur n'est pas vraiment une fleur le saviez-vous? C'est un capitule qui contient des dizaines de fleurs alors quand on cueille un pissenlit c'est tout un bouquet que l'on cueille.

Les jeunes feuilles récoltées avant la floraison sont délicieuses en salades, les racines rôties donne un surprenant café des bois et finalement les fleurs peuvent être transformées en vin, en miel.
Tout est bon dans le pissenlit, de la racine à la fleur.



C'est d'ailleurs pour les transformer en miel qu'aujourd'hui, je faisais la cueillette de pissenlits telle que me l'a appris la Fée du bas de la côte.


J'avais presque terminé de remplir mon panier quand un promeneur s'est arrêté.

- Vous ramassez les pissenlits ? qu'il m'a demandé.
- Oui je les cueille pour en faire du miel.
- Avoir su, j'en ai arraché tout plein aujourd'hui, je vous les aurais apporté, qu'il ajoute.
- Ce sera pour une prochaine fois mais je peux tout de même vous expliquer comment... d'abord, on ne prends pas ceux sur le bord du chemin, ils sont trop poussiéreux. S'il y a a une fourmi dessus, ne la cueillez pas non plus, on lui laisse. S'il y a un insecte butineur, on attends qu'il ait fini. On coupe les fleurs en disant merci à chacune d'elle, (ça permet de pratiquer l'instant présent) et on les dépose délicatement sur un linge de coton.



Plus je parlais, plus son regard était étrange. Comme s'il cherchait à savoir dans quelle case me mettre... elle me mène en bateau... elle est originale... ou elle est complètement folle semblait-il se demander.

C'est son air déconfit que j'aurais du photographier.





Un délicieux miel en devenir...

dimanche 2 mai 2010

Je n'aurai pas de jardin cette année

puisque je cueille au fur et à mesure les fleurs et les plantes comestibles nées durant la nuit.

Aujourd'hui, 7h du matin, je suis sortie, en pyjama, toute écouettée, faire la tournée des jardins. Je n'avais pas fait trois pas que la Mélisse, le Thym citron et l'Origan se sont mis à me faire de grands signes de la feuille.

Je n'ai pu leur résister. J'en ai cueilli quelques brins pour préparer une délicieuse infusion apaisante

Pour le repas du midi... je me suis vraiment gâtée. Sur du pain aux graines de lin, acheté hier dans un petit resto super sympathique tenu par deux jeunes femmes tout aussi sympathiques, j'ai déposé des feuilles d'Oseille de mon jardin, des feuilles de Basilic de l'étagère à semis, des Tomates de serres achetées à Mirabel, de jolies Violettes du jardin de ma grand-mère, de la Ciboulette de mon carré d'herbes et du Poivre... de ma poivrière. Ça goûtait la Vie !

Ici, un de mes trois plants d'oseille cultivée. Je m'étais procuré le premier sous le nom de "Laitue vivace", le second nommé "Surette" et le troisième
"Lemony Sorrel"... c'est suite à cette expérience que j'ai compris l'importance du nom latin qui est toujours le même Rumex acetosa L." peu importe le nom poétique qu'on donne à la plante. Ainsi, on ne se fait pas jouer de tour et on ne jette pas son oseille par les fenêtres.

Attention, même si ces feuilles ont un goût agréablement citronné et qu'elles sont délicieuses en salade, en infusion, en accompagnement, il ne faut pas en abuser car elles contiennent de l'acide oxalique; elle est malheureusement déconseillée aux gens qui font de l'arthrite ou qui ont des problèmes rénaux.