J'avais soudainement une belle plage horaire toute libre d'obligation et ces dernières semaines, c'est assez rare. Comme je me trouvais déjà à St-Jérôme et que la journée était absolument magnifique, j'ai décidé d'aller marcher au Parc régional de la Rivière-du-Nord.
Je ne pouvais sillonner les sentiers encore enneigés avec mes talons, je suis donc allée m'acheter une paire de bottes, de belles bottes de caoutchouc. Sexy n'est-ce pas?
J'ai marché, marché et marché encore.
Bien sûr, je me suis aussi arrêtée le temps de faire quelques photos.
Je vous les montre?
Voici le sentier inspirant que j'ai emprunté.
Ce grand Pin invitait à une pause, comment résister?
Celui-ci m'a suivi, sur la pointe des racines,
sans faire de bruit.
Celui-là était bien occupé à ramasser ses feuilles
pour se faire un paillis forestier.
J'ai rencontré un couple très sympathique
qui profitaient eux aussi de la belle journée ensoleillée.
- Vous habitez dans le coin? m'a demandé l'homme.
J'ai répondu par la négative.
- Oh! Vous avez payé le gros prix pour rentrer alors, ont-ils dit attristés.
L'entrée pour les gens qui n'habitent pas St-Jérôme est de 7$ - personnellement je trouve ça très raisonnable pour avoir accès à un si bel environnement durant toute la journée.
Les deux essayaient de me trouver une solution pour que j'économise la prochaine fois, c'était très touchant. C'était du bon monde, du bon pain, aurait dit ma grand-mère.
Je continué ma route jusqu'aux chutes Chutes Wilson.
Soudainement, un arc-en-ciel est apparu au milieu de ces chutes.
C'était comme un cadeau, c'était magique.
Je me suis assise un instant.
Plusieurs personnes profitaient de cette belle journée.
Certains messieurs se baladaient même en petite tenue tenue d'exercice.
Alors que j'étais assise à casser la croûte... une goutte est tombée sur mon genou.
J'ai levé la tête, j'étais sous un arbre,
mais je ne voyais d'où pouvait provenir cette goutte,
les branches n'étaient pas enneigées.
J'ai reçu une autre goutte, puis une autre, puis une autre encore.
Pourquoi pleures-tu? lui ai-je demandé.
J'ai tendu la main et l'arbre y a déposé une larme.
J'y ai goûté. C'était sucré. J'ai réalisé alors que c'était un érable.
Un écureuil noir est venu me faire la cour.
Étais-ce à cause de mon accoutrement?
Étais-ce la première fois qu'il voyait une fée
en chemisier de soie et bottes de caoutchouc?
Doucement, il s'est approché un peu, puis un peu plus encore.
J'ai dû vite me rendre à l'évidence, je n'étais pas le centre de son intérêt.
Il a grimpé à l'arbre près de moi et
s'est mis à léché frénétiquement la sève qui coulait.
Il était surexcité et tournait rapidement autour du tronc
pour ne manquer aucune coulisse.
Je n'avais jamais vu ça.
Il bougeait tellement, que la plupart des photos que j'ai prises,
sont embrouillées.
Je l'ai laissé se délecter et je suis repartie marcher encore un peu
avant de rentrer à la maison.
Cette belle pause a redonné de la vigueur à mes ailes!
Bon printemps!







